Mise à jour le 11 décembre 2024

Temps de lecture : 7 minutes

Vous souhaitez partager les charges de votre loyer avec un autre occupant ? Vous vous absentez quelque temps et vous voulez faire profiter quelqu'un de votre appartement avec une contrepartie financière ? La sous-location est une option intéressante. Mais avant de vous lancer, voici quelques conseils pour sous-louer dans les règles.  

La sous-location est un contrat qui consiste à louer un bien immobilier à une tierce personne, alors que l'on est soi-même locataire de ce bien.   

Les différents types de sous-location : 

  • appartement ou maison : lorsqu'un locataire souhaite sous-louer son logement, en partie ou en totalité, il doit respecter certaines règles. La sous-location d'un appartement peut être envisagée pour une courte durée ou de manière plus pérenne, selon les besoins et les circonstances 
  • bureaux : la sous-location de bureaux est fréquente, notamment pour les entreprises qui souhaitent optimiser leurs espaces de travail. Dans ce cas, il est primordial de s'assurer que le bail commercial autorise bien la sous-location et de définir clairement les conditions d'occupation des lieux 
  • bail commercial : les locaux commerciaux peuvent également faire l'objet d'une sous-location, par exemple lorsqu'un commerçant souhaite partager son espace avec un autre professionnel  

 

Pour sous-louer un logement vide ou meublé, il est nécessaire d'obtenir l'accord écrit du propriétaire. Cet accord doit spécifier l'autorisation de sous-louer ainsi que le montant du loyer de sous-location. De plus, la durée du bail de sous-location ne peut excéder celle du bail principal.

La sous-location d'un logement Agence nationale de l’habitat (AnaH) est autorisée pour une personne adulte handicapée, sous réserve de signer un contrat d’accueil familial avec cette personne. Le propriétaire doit être informé de la sous-location par lettre recommandée avec accusé de réception. Le loyer de sous-location ne doit pas être supérieur au loyer principal, et la durée du contrat de sous-location doit rester dans les limites du bail principal.
La sous-location totale de ce type de logement est interdite. Cependant, il est permis de sous-louer une partie du logement à une personne de plus de 60 ans, sous réserve de signer un contrat d’accueil familial. Le locataire doit informer le propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception. Le loyer de sous-location est proportionnel à la surface louée, et la durée du bail est illimitée.
Pour pouvoir sous-louer son appartement ou sa maison, le locataire doit obtenir l'accord écrit du bailleur, y compris sur le prix du loyer.
Le propriétaire peut refuser une demande de sous-location sans avoir à se justifier. 

Si le propriétaire est d'accord, il va donner son autorisation par écrit : 

  • sur le principe de la sous-location
  • sur le prix du loyer

Le prix du loyer au mètre carré de surface habitable des locaux sous-loués ne peut excéder celui payé par le locataire principal.

assurance sous location

Ensuite, le locataire doit transmettre au sous-locataire : 

  • l'autorisation écrite du bailleur 
  • la copie du bail en cours 

En cas de cessation du contrat principal, le sous-locataire ne peut se prévaloir d'aucun droit à l'encontre du bailleur ni d'aucun titre d'occupation. 

Le contrat de bail est le document de référence qui régit les relations entre le propriétaire et le locataire principal. Il est donc essentiel de le consulter attentivement avant d'envisager une sous-location. En effet, certains baux peuvent interdire purement et simplement la sous-location, tandis que d'autres peuvent la soumettre à des conditions particulières.  

Par exemple, le bail peut exiger que le locataire principal obtienne l'accord préalable du propriétaire avant de sous-louer, ou encore imposer des restrictions quant à la durée de la sous-location ou au type d'activité autorisé dans les lieux. Si le bail autorise la sous-location, il est important de respecter les clauses qui y sont liées, sous peine de s'exposer à une résiliation du bail pour non-respect des obligations contractuelles. 

En cas de sous-location, le locataire principal reste le responsable. En effet, le locataire principal reste l'unique interlocuteur du propriétaire et demeure entièrement responsable du bien immobilier, même s'il n'occupe plus lui-même les lieux. Il est donc indispensable d'établir un contrat de sous-location pour disposer d’un recours face à ce dernier en cas de non-respect des conditions. Il est nécessaire de notifier l'assureur de la sous-location pour ajuster la couverture d'assurance si besoin.

Le sous-locataire, quant à lui, est tenu de respecter les règles de bon usage du logement et de se conformer aux recommandations du bail principal. Il engage sa responsabilité vis-à-vis du locataire principal, mais pas directement envers le propriétaire. 

Au-delà de ces aspects contractuels, la sous-location est également encadrée par des dispositions légales. Ainsi, la loi interdit la sous-location abusive, le loyer d’une sous-location ne peut être supérieur au loyer principal. Celle-ci ne doit pas conduire à une suroccupation du logement, au regard des normes de sécurité et de salubrité en vigueur.  

Côté assurance, il faut savoir que les contrats d’assurance habitation couvrent différents types de risque  : 
 
  • Les risques dits locatifs dont l'assurance est légalement obligatoire et pour lesquels le locataire principal est seul responsable vis-à-vis de son bailleur, même en cas de sous-location.. Cependant, le bail de sous-location peut imposer contractuellement au sous-locataire de souscrire une telle assurance.  
  • Les autres risques, qui, s’ils ne sont pas légalement obligatoires, sont essentiels (par exemple : dommages à vos biens, votre responsabilité civile « générale », assistance, etc.).  

L‘erreur à ne pas commettre – que vous soyez locataire principal ou sous-locataire-  serait de partir du principe que l’assurance que votre co-contractant souscrira peut-être suffira à vos obligations légales ou contractuelles ou vous protégera quoi qu’il advienne.  

Il importe dans tous les cas de vous rapprocher d’un assureur pour avoir une couverture adaptée à vos besoins et à votre situation. 

Locataire

Pendant la durée de la sous-location, le locataire principal reste responsable du logement pour les risques locatifs vis-à-vis du bailleur. Reste l’hypothèse où le local sous-loué comporte également ses propres biens.  

Il doit ainsi être couvert par la garantie des risques locatifs, assurance minimale légalement obligatoire pour les locataires Mais dans son intérêt, le locataire devrait vérifier que tous ses besoins soient couverts voire à ce que le sous-locataire soit également assuré. Il faudra que le locataire principal se rapproche de son assureur pour déclarer l’existence de la sous-location et vérifier ainsi à ce que ses besoins soient bien couverts. 

L'idéal, pour s'assurer en toutes circonstances, est d’opter pour une assurance complète telle que l'assurance multirisque habitation qui couvre : 

  • le logement 
  • la responsabilité civile vis-à-vis des tiers 
  • mais aussi les meubles, objets, équipements... 

Dans tous les cas, pensez à prévenir votre compagnie d'assurance en cas de mise en sous-location du logement. 

Sous-locataire

Le sous-locataire, n'ayant pas de lien direct avec le propriétaire, n'a pas obligation légale de souscrire une assurance habitation pour les risques locatifs bien que le locataire bailleur puisse contractuellement l'exiger. L’intérêt d’une assurance ne se limite toutefois aux risques dits locatifs. Il restera dans l’ntérêt du sous-locataire de souscrire sa propre assurance habitation comprenant :

  • la garantie des risques locatifs qui couvre les dommages causés au logement (incendie, explosion, dégât des eaux), 
  • la garantie Recours des voisins et des tiers qui garantit les dommages causés aux appartements voisins par exemple, à la suite d'un incendie, d'une explosion ou d'un dégât des eaux survenu chez lui. 
  • Les dommages à ses biens 
  • Sa responsabilité civile 
La sous-location sans assurance adaptée expose toutes les parties à des risques considérables, tant sur le plan financier que juridique.
La sous-location sans assurance habitation expose toutes les parties à des risques non négligeables. En effet, en cas de sinistre, le propriétaire pourra se retourner contre le locataire principal pour obtenir réparation des dommages causés à son bien. Si le locataire n'est pas assuré ou si son contrat d’assurance exclut la sous-location, il devra assumer seul sa défense et les éventuelles indemnités à verser. Le sous-locataire non assuré s’exposera quant à lui à des recours ruineux s’il n’est pas assuré. L’assurance permettra par ailleurs grâce à la prise en charge de la gestion du litige à une meilleure pacification des relations entre les parties.
Il est possible de sous-louer un local professionnel. Comme pour la sous-location entre particuliers, vous devrez signer un contrat de sous-location et effectuer quelques démarches : autorisation avec accord écrit du propriétaire, accord sur le prix du loyer, vérification de la destination du bail commercial... Là encore, le propriétaire n'est pas obligé d'accepter. 

La durée maximale de la sous-location ne peut pas excéder celle du bail principal. Cela signifie que si le bail du locataire principal expire, le contrat de sous-location prend également fin.

Dans le cadre de la sous-location saisonnière, certaines communes limitent la durée maximale à 4 mois et exigent du locataire qu'il effectue une télédéclaration pour cette location.

Comme nous l’avons vu, le locataire reste le principal responsable du logement vis-à-vis du bailleur. Par conséquent, le sous-locataire et le propriétaire n’ont aucun lien juridique direct. En cas de réclamation, le sous-locataire intervient auprès du locataire principal mais pas auprès du propriétaire.

Donc, oui, il est préférable de signer un contrat qui fixe les modalités de la sous-location (durée du bail, montant du loyer, modalités de résiliation...) tout comme il est prudent de faire un état des lieux.

Il faut savoir que la sous-location est interdite dans une résidence universitaire gérée par un Crous. Mais si le logement appartient au secteur privé, c'est tout à fait possible.

Là aussi, il faut avoir l'autorisation écrite de votre bailleur sur :

  • l'accord de sous-location 
  • le montant du loyer de sous-location (qui ne peut être plus élevé que votre loyer). 

Ensuite, il faut transmettre au sous-locataire : 

  • l'autorisation écrite du bailleur 
  • la copie du bail en cours. 

A défaut de remplir ces conditions, vous risquez une résiliation de votre bail et même de devoir rembourser les loyers de sous-location. 

Si vous décidez de vous installer en couple dans la location de votre partenaire, il faudra alors que la situation soit déclarée à à l'assureur de votre partenaire pour que vous soyez sûr d’être bien couvert.