Co-emprunteur et prêt immobilier : tout savoir 

Publié le 14 août 2025

Temps de lecture : 5 minutes

Souscrire un crédit immobilier est une étape majeure dans la vie de nombreuses personnes. Afin de maximiser les chances d'obtenir un prêt et de répartir les responsabilités financières, beaucoup choisissent de s'associer avec un co-emprunteur. Cette décision peut offrir plusieurs avantages, mais elle implique aussi des engagements et des précautions importantes.

Un co-emprunteur est une personne qui s'engage, aux côtés de l'emprunteur principal, à rembourser un crédit immobilier. Ce rôle est souvent assumé par un conjoint, un membre de la famille ou un ami proche. En devenant co-emprunteur, cette personne partage non seulement les responsabilités du remboursement mais aussi les droits sur le bien immobilier acquis. Le co-emprunt permet de renforcer le dossier de prêt grâce à la mutualisation des revenus et des garanties, augmentant ainsi les chances d'obtenir des conditions de crédit avantageuses. 

Légalement, un co-emprunteur a les mêmes droits et obligations que l'emprunteur principal. Il est tenu de rembourser sa part du prêt immobilier, mais aussi potentiellement celle de l'autre emprunteur en cas de défaillance de ce dernier.  

Avoir un co-emprunteur présente plusieurs avantages dans le cadre d'un crédit immobilier. Tout d'abord, cela permet d'augmenter significativement la capacité d'emprunt. En combinant les revenus, il devient possible d'accéder à un bien plus spacieux ou mieux situé. De plus, les banques voient généralement d'un bon œil les dossiers de co-emprunteurs, car cela réduit le risque de défaut de paiement. Enfin, partager un prêt peut alléger la charge financière individuelle, rendant le remboursement plus confortable au quotidien.

Vous avez décidé d’emprunter à deux pour acheter votre maison ou votre appartement ? Au moment de choisir votre assurance emprunteur, vous êtes face à deux possibilités : 

  • Une formule qui assure les deux co-emprunteurs sur le même contrat. 
  • Une assurance individuelle qui protège chaque personne séparément. 

Chez Allianz, vous pouvez bénéficier d'une réduction co-emprunteurs avec Allianz Assurance Emprunteur. Cette réduction peut vous permettre d'économiser jusqu'à 24.000 euros(1).

(1)Données tirées d’une étude Minalea de mai 2024

Les couples, mariés ou non, représentent la majorité des co-emprunteurs. Ils peuvent bénéficier de meilleures conditions de prêt grâce à la mise en commun de leurs revenus et à la stabilité perçue par les prêteurs.
De nombreux parents co-empruntent avec leurs enfants pour les aider à acheter leur première maison. Cela leur permet de bénéficier de taux d'intérêt plus bas et de faciliter l'accès à la propriété.
Bien que moins fréquent, il est possible de co-emprunter entre amis ou associés. Cela nécessite une confiance mutuelle et une communication claire pour éviter les conflits. Cette option peut être avantageuse pour des projets d'investissement ou des achats de biens immobiliers à plusieurs.

En cas de divorce ou de séparation, la situation du crédit immobilier peut devenir complexe pour les co-emprunteurs. Légalement, les deux parties restent solidairement responsables du remboursement, même si l'un des deux ne vit plus dans le bien. Plusieurs options s'offrent alors à eux : 

  • la vente du bien pour rembourser le prêt 
  • le rachat du bien par l'un des co-emprunteurs pour devenir le seul emprunteur 
  • la conservation du bien et la continuation du remboursement à deux 
Les aléas de la vie comme la survenue d'un décès ou d'une invalidité peut gravement affecter la capacité de remboursement. Si le défunt n'était pas assuré ou insuffisamment couvert, le second co-emprunteur devra assumer seul la totalité du prêt restant.
Si l'un des co-emprunteurs ne peut plus payer sa part et se retrouve en interdit bancaire, l'autre devra assumer l'intégralité des mensualités. Il est donc essentiel de discuter des éventuelles solutions en cas de difficultés financières. Une communication ouverte et une bonne planification financière sont essentielles pour anticiper et gérer ce type de situation. En cas de défaut persistant, il est possible de renégocier le crédit immobilier avec la banque pour trouver des solutions adaptées, comme la modulation des mensualités.

L' assurance emprunteur est un élément important lors de la souscription d'un prêt immobilier et s’applique également pour les co-emprunteurs. Elle dispose de garanties qui protègent les emprunteurs et leurs proches en cas d'événements imprévus tels : 

  • décès : en cas de décès de l’un des co-emprunteurs, l’assurance prend en charge le remboursement intégral ou partiel du prêt. Cette couverture protège également les héritiers, leur évitant de se retrouver avec une dette à rembourser, 
  • Invalidité Permanente et Totale (IPT) : si l’un des co-emprunteurs devient invalide de manière permanente et totale, l’assurance couvre le remboursement du prêt à hauteur de la quotité assurée. L’invalidité est généralement évaluée par des experts médicaux pour déterminer l’éligibilité à cette couverture, 
  • incapacité Temporaire de Travail (ITT) : en cas d’incapacité temporaire de travail due à une maladie ou un accident, l’assurance couvre les mensualités du prêt jusqu’à ce que le co-emprunteur puisse reprendre le travail. La durée de la prise en charge varie selon les conditions du contrat, mais elle vise à assurer une continuité des paiements pendant la période d’incapacité, 
  • perte d’emploi : en cas de perte involontaire d’emploi, l’assurance emprunteur peut couvrir tout ou en partie des mensualités du prêt pendant une période déterminée. Elle est souvent soumise à des conditions spécifiques, telles que la durée minimale d’emploi avant la perte et la durée maximale de prise en charge. 

Pour les co-emprunteurs, cette assurance est d'autant plus importante qu'elle garantit que le prêt pourra continuer à être remboursé même si l'un des deux se trouve dans l'incapacité de payer sa part. 

Pour une protection supplémentaire, envisagez également de souscrire à une assurance habitation qui peut couvrir divers risques liés à la propriété et à la responsabilité civile. 

Lors de la souscription à une assurance emprunteur, les co-emprunteurs doivent déterminer la répartition des quotités. Cette répartition peut varier en fonction de la contribution de chacun au remboursement du prêt, de leur situation financière, ou de leurs préférences personnelles.

Les co-emprunteurs ont la possibilité de choisir comment répartir cette couverture. Par exemple, ils peuvent opter pour une couverture à 100% chacun, ce qui signifie une protection totale de 200%. Alternativement, ils peuvent choisir une répartition 50/50, ou toute autre combinaison en fonction de leurs revenus et de leur situation personnelle.

Au décès de votre conjoint(e), la part du prêt remboursée par l’assurance dépend de la quotité souscrite. La totalité du capital restant dû peut être pris en charge ou seulement une partie. 

Si vous avez choisi une quotité de 50 / 50, vous devrez continuer à rembourser 50% de la somme restante à la banque ou à l’organisme prêteur. L’assurance couvrant l’autre moitié. 

 

Par exemple, admettons qu’il vous reste 200 000 euros à régler. Si votre conjoint(e) décède, l’assurance de prêt verse 100 000 euros à l’organisme prêteur : il reste donc 100 000 euros à votre charge. 

Ici on suppose que la quotité est déséquilibrée. Un co-emprunteur était protégé à hauteur d’une quotité de 70% et le second de 30%. C’est souvent le choix qui est fait lorsque l’une des deux personnes a un niveau de revenus bien plus élevé que l’autre. 

Prenons un couple dans lequel c’est la personne qui détient une quotité de 70% qui décède. La somme restant due s’élève à 150 000 euros. La garantie décès de l’assurance de prêt prend en charge 70% de ce montant, soit 105 000 euros. Le conjoint survivant devra donc s’acquitter des 45 000 euros qui restent. 

La quotité 100 / 100 constitue le choix le plus adéquat pour une meilleure protection, même si cette formule est aussi plus coûteuse. L’assurance de prêt rembourse la totalité du capital restant dû et le conjoint survivant n’a plus rien à rembourser. 

Par exemple si la somme restant à rembourser est de 300 000 euros, elle sera prise en charge par la garantie décès de l’assurance emprunteur dans son intégralité. Le deuxième co-emprunteur devient donc propriétaire du bien sans devoir s’acquitter d’une somme complémentaire. 

Le taux d'endettement est un critère important pour l'obtention d'un prêt immobilier. Pour les co-emprunteurs, ce taux est calculé en prenant en compte les revenus et les charges des deux parties. 

La formule est la suivante : (total des mensualités de crédit + charges des co-emprunteurs x 100) / revenus mensuels nets. 

Les établissements prêteurs acceptent généralement un taux d'endettement maximal de 35%, mais ce plafond peut être plus élevé pour les co-emprunteurs aux revenus confortables. 

La décision du HCSF du 29 septembre 2021 relative aux conditions d’octroi de crédits immobiliers  établit deux critères que les établissements de crédit doivent appliquer en matière de crédit immobilier : 

le taux d’effort des emprunteurs, c’est-à-dire le ratio de leurs charges d’emprunt sur leur revenu, ne doit pas excéder 35 % ; 

la maturité du crédit ne doit pas excéder 25 ans (avec une tolérance de 2 ans de différé d’amortissement dans des cas où l’entrée en jouissance du bien est décalée par rapport à l’octroi du crédit). 

Un co-emprunteur est une personne qui s'engage aux côtés de l'emprunteur principal pour rembourser un prêt immobilier. Il partage les responsabilités et les droits sur le bien immobilier. 

Un co-acquéreur, en revanche, est une personne qui achète un bien immobilier avec une autre, mais n'est pas nécessairement responsable du remboursement du prêt si celui-ci n'est pas co-emprunteur. 

Une caution est une personne qui s'engage à payer le prêt en cas de défaillance de l'emprunteur. La caution ne possède aucun droit sur le bien immobilier et n'est responsable du prêt qu'en cas de non-paiement par l'emprunteur principal.

Pour ajouter un co-emprunteur à un prêt immobilier, commencez par choisir une personne fiable et financièrement stable, souvent un conjoint, un parent ou un ami proche. Ensuite, préparez le dossier du co-emprunteur, incluant les justificatifs de revenus, d’identité et de situation professionnelle. Informez votre banque de votre souhait d'ajouter un co-emprunteur, et celle-ci évaluera son dossier. Une fois accepté, il faudra signer les documents nécessaires pour officialiser l’ajout du co-emprunteur au prêt.
Un co-emprunteur peut faire un autre crédit, mais sa capacité à obtenir un nouveau prêt dépendra de sa capacité d'endettement, de ses revenus, de la stabilité de sa situation financière ainsi que de son historique de crédit et des garanties qu'il peut fournir. Les institutions financières examineront l'ensemble de ses dettes existantes, y compris le prêt pour lequel il est co-emprunteur, et évalueront son taux d'endettement. Si ce taux est jugé trop élevé, cela pourrait limiter sa capacité à obtenir un nouveau crédit.
Pour se retirer comme co-emprunteur, il est nécessaire de renégocier le prêt avec l'institution financière. Cela peut impliquer un rachat de crédit par l'autre co-emprunteur, ce qui nécessite une nouvelle évaluation de sa capacité de remboursement. Alternativement, les co-emprunteurs peuvent décider de vendre le bien financé pour rembourser le prêt. Une autre option est la renégociation des termes du prêt, afin d'ajuster les mensualités ou de modifier les co-emprunteurs enregistrés.