Mise à jour le 21 juillet 2025
Les contrats responsables pour limiter les dépenses de santé
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Le parcours de soins coordonnés
Instauré en France en 2005, le parcours de soins coordonné impose aux assurés sociaux de choisir et de déclarer auprès de leur assurance maladie obligatoirement un médecin traitant, dont le rôle est de piloter les soins de santé et d'effectuer un suivi médical de long terme.
L'assuré doit consulter en priorité son médecin traitant, ou à défaut son remplaçant, pour tout problème de santé, sauf cas d'urgence. L'assuré peut ensuite contacter un "médecin correspondant" en accord avec son médecin traitant, pour poursuivre la séquence de soins si nécessaire.
L'assuré est tenu de respecter ce parcours de soins coordonné sous peine de pénalités financières, prenant la forme d'une majoration de 40% du ticket modérateur, soit une diminution équivalente du taux de remboursement des dépenses de santé par l'assurance maladie obligatoire.
La consultation directe d'un chirurgien-dentiste, d'un gynécologue, d'un ophtalmologue, d'un stomatologue ou d'un psychiatre (pour les moins de 25 ans) demeure toutefois possible sans subir de pénalités. L'assuré peut également consulter un autre médecin s'il se trouve loin de son domicile, durant les vacances ou lors d'un voyage d'affaires par exemple.
Le parcours de soins coordonné s'applique à l'ensemble des assurés sociaux âgés de plus de 16 ans, y compris les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Le choix du médecin traitant peut être réalisé et modifié à tout instant par l'assuré.
Qu'est-ce qu'un contrat responsable ?
Les mutuelles et les assureurs qui proposent des offres de complémentaire santé ont mis en place des contrats responsables, en accord avec la Sécurité sociale, qui incitent les assurés à respecter le parcours de soins coordonnés. Ils représentent plus de 90% du marché.
Dans le cadre d'un contrat responsable, le surcoût du ticket modérateur engendré par le non-respect du parcours de soins n'est pas couvert par la complémentaire santé, et reste donc à la charge de l'assuré. De plus, certains actes sont strictement interdits de remboursement :
A l'inverse, les "contrats non responsables" n'ont pas l'obligation de garantir le respect du parcours de soins coordonné, et peuvent prendre en charge les remboursements qui sont interdits dans les contrats responsables. Cependant, les contrats non responsables ne bénéficient pas des avantages proposés par les pouvoirs publics et l'assurance maladie.
Les exonérations fiscales et sociales du contrat responsable
En échange de l'adhésion à un contrat responsable, l'assuré, ainsi que son employeur si celui-ci finance en partie la complémentaire santé, peuvent bénéficier de plusieurs avantages :
En revanche, les contributions du salarié comme de son employeur demeurent soumises au paiement de la CSG et de la CRDS. Et la contribution de l'employeur est taxée à hauteur de 8%, au titre du forfait social dans les entreprises de plus de 9 salariés.
Nouvelles dispositions 2015 applicables aux contrats responsables
A partir du 1er avril 2015, de nouvelles dispositions viennent renforcer la prise en charge des contrats responsables, tout en durcissant les conditions d'obtention des exonérations fiscales et sociales :