Amende stationnement gênant : définition et délais 

Publié le 12 juin 2026

Temps de lecture : 6 minutes

Recevoir une amende pour stationnement gênant indique que vous avez commis une infraction au Code de la route en vous garant dans un endroit qui peut gêner la circulation, la sortie, l'intervention d'un tiers. Vous êtes tenu de régler l'amende forfaitaire qui vous a été envoyée, excepté si vous avez exercé un recours. 

L'essentiel :

Le stationnement gênant est sanctionné par une amende forfaitaire de 35 €, majorée à 75 € en cas de non-paiement dans les délais. Si le motif est recevable aux yeux de la loi, vous pouvez contester cette contravention dans un délai de 45 jours via l'ANTAI, en ligne ou par courrier recommandé. Tout paiement, même partiel, vaut reconnaissance de l'infraction et met fin à toute possibilité de contestation. Les motifs recevables sont encadrés par la loi et incluent notamment : erreur matérielle sur le procès-verbal, identification d'un tiers conducteur ou cas de force majeure.

Le stationnement gênant est une infraction au Code de la route distincte du stationnement très gênant ou dangereux. Il est essentiel de bien identifier le type d'infraction qui vous est reproché et le montant qui en découle. Chaque catégorie répond à des situations précises et entraîne des sanctions différentes.

Le Code de la route distingue plusieurs catégories de stationnement irrégulier, en fonction de leur gravité et de leur impact sur la circulation ou la sécurité des usagers. 

Le stationnement gênant est sanctionné par une amende forfaitaire de 35 €, majorée à 75 € en cas de retard de paiement. Défini par l' article R417-10 du Code de la route, il concerne notamment les situations suivantes :

  • stationner en double file ;
  • bloquer une entrée carrossable ;
  • occuper un emplacement réservé aux livraisons en dehors des horaires autorisés ;
  • s'arrêter sur une bande d'arrêt d'urgence sans nécessité absolue ;
  • stationner devant une borne de recharge pour véhicule électrique (peut être considéré parfois comme stationnement très gênant).

Le stationnement très gênant est plus sévèrement sanctionné : l'amende forfaitaire s'élève à 135 €, majorée à 375 €. Défini par l' article R417-11 du Code de la route, il concerne des situations qui obstruent directement la circulation ou mettent en danger les usagers vulnérables. Parmi les cas les plus fréquents :

  • stationner sur un passage piéton ;
  • occuper une piste cyclable ;
  • bloquer un trottoir ;
  • se garer sur une place handicapée sans être titulaire de la carte mobilité inclusion (anciennement carte d'invalidité).

Le stationnement dangereux concerne les situations présentant un risque pour la sécurité des usagers. Il est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 €, pouvant s’accompagner d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Il est caractérisé lorsque la visibilité est insuffisante ou que la position du véhicule crée un danger (virage, sommet de côte, intersection…).

Le stationnement payant obéit à une logique différente. Depuis la réforme de 2018, le défaut de paiement sur une place payante ne donne plus lieu à une amende classique, mais à un forfait de post-stationnement (FPS). Ce forfait est fixé par chaque commune et son montant varie selon les villes. Il ne relève pas de l'ANTAI mais des autorités locales compétentes. Pour en savoir plus, Service-Public.fr détaille les règles applicables au forfait de post-stationnement.

Bon à savoir

Le forfait de post-stationnement (FPS) et l'amende pour stationnement gênant sont deux sanctions distinctes qui ne se gèrent pas de la même façon. Le FPS est émis par la commune et contesté auprès du Tribunal du stationnement payant (TSP), et non via l'ANTAI. Si vous recevez les deux en même temps, vérifiez bien la nature de chaque document avant d'agir. Confondre les deux procédures peut entraîner un dépassement de délai et la perte de votre droit à contester.

Contester une amende ne se fait que si vous êtes dans votre droit. Les motifs recevables sont encadrés par la loi et doivent pouvoir être démontrés. Une contestation sans justificatif sérieux sera classée sans suite ou déclarée irrecevable. Il existe deux grandes catégories de motifs soumis à justification : 

  • ceux qui portent sur la forme de la procédure
  • ceux qui portent sur le fond des faits reprochés.

La procédure de contestation est entièrement dématérialisée et accessible depuis le portail de l' Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI). Elle peut néanmoins également être effectuée par courrier. Les deux voies sont officielles et produisent les mêmes effets juridiques.

La voie en ligne est la plus rapide et la plus simple. Voici comment procéder :

  1. Rendez-vous sur https://www.antai.gouv.fr/ et sélectionnez « DÉSIGNATION OU CONTESTATION ».
  2. Saisissez le numéro de l'avis de contravention figurant sur le document reçu.
  3. Renseignez les informations demandées et sélectionnez le motif de contestation.
  4. Joignez vos justificatifs numérisés directement via le formulaire en ligne.
  5. Validez votre requête en exonération : un accusé de réception vous est adressé.

Vous pouvez suivre l'avancement de votre dossier en ligne directement via sur le site de l'ANTAI.

Si vous préférez la voie postale, remplissez le formulaire de requête en exonération joint à votre avis de contravention. Envoyez-le en lettre recommandée avec accusé de réception à l'adresse de l'officier du ministère public indiquée sur l'avis. Joignez l'avis original ainsi que l'ensemble de vos pièces justificatives.

À l'issue de l'instruction, trois issues sont possibles :

  • le ministère public classe votre dossier sans suite : l'amende est annulée ;
  • la contestation est déclarée irrecevable : vous devrez alors payer l'amende dans les délais impartis ;
  • vous êtes convoqué devant le tribunal de police si l'affaire le justifie.

Quelle que soit l'issue, vous serez informé par courrier ou via votre espace en ligne. Conservez précieusement tous les documents liés à votre dossier et à votre assurance auto jusqu'à la clôture définitive de la procédure. 

Par ailleurs, si vous vous interrogez sur les règles applicables aux parcs de stationnement en général notamment les nouvelles obligations environnementales qui les concernent, le ministère de la Transition écologique publie des informations de référence sur ce sujet.

Oui. Le fait de rester au volant ne dispense pas du respect des règles de stationnement et d'arrêt. Si votre véhicule est immobilisé dans un emplacement ou une situation interdite par le Code de la route, les forces de l'ordre peuvent verbaliser l'infraction, même si vous êtes présent à bord.

Si vous avez reçu un procès-verbal électronique ou un avis de contravention, vous pouvez consulter l'état de votre dossier directement sur le site de l'ANTAI, à l'adresse antai.gouv.fr, rubrique « Consultez votre dossier ». Vous aurez besoin du numéro figurant sur votre avis de contravention pour accéder aux informations vous concernant.

Attention à ne pas confondre une amende pour stationnement gênant avec un forfait de post-stationnement (FPS), qui s'applique en cas de défaut de paiement sur une place payante. Ce dernier est géré par la commune, et non par l'ANTAI. Les deux documents ont une apparence similaire mais ne se contestent pas de la même façon : le FPS relève du Tribunal du stationnement payant (TSP).

Oui, dans certains cas. Si le stationnement gêne fortement la circulation ou constitue un obstacle pour les secours ou les autres usagers, les forces de l’ordre peuvent décider d’une mise en fourrière du véhicule. Cela entraîne des frais supplémentaires (enlèvement, garde journalière), en plus de l’amende initiale.