Montant retraite : comment est calculée votre pension en France ?

Mise à jour le 29 avril 2026

Temps de lecture : 8 minutes

Comprendre comment sera calculé le montant de votre retraite est indispensable pour anticiper sereinement votre départ. Pour un salarié du secteur privé, la pension totale résulte de 2 composantes : la retraite de base versée par l' assurance retraite et la retraite complémentaire Agirc-Arrco. 

L'essentiel :

La retraite de base est calculée selon une formule combinant votre revenu annuel moyen, un taux pouvant atteindre 50 % et votre durée d'assurance en trimestres. La retraite complémentaire Agirc-Arrco fonctionne selon un système de points, dont la valeur est fixée chaque année. Un montant minimum de pension de retraite, appelé également le minimum contributif, est garanti pour les personnes ayant effectué une carrière complète. À l’inverse, la retraite de base est soumise à un plafond mensuel. Depuis le 1er avril 2023, le coefficient de solidarité Agirc-Arrco, qui réduisait temporairement la pension complémentaire de 10 %, a été définitivement supprimé.

La retraite en France repose sur un principe simple : les actifs d’aujourd’hui financent les pensions des retraités actuels. Ce système s’appelle la répartition. Pendant votre vie professionnelle, vous cotisez chaque mois. Ces cotisations servent à payer les pensions de ceux qui sont déjà à la retraite.

Quand vient votre tour, vous touchez une pension, appelée aussi « retraite ». Son montant dépend de l’âge du départ à la retraite, des revenus d’activité et de la durée d’assurance.

Il existe deux grandes catégories de régimes de retraite : la retraite de base et la retraite complémentaire. 

Vous pouvez aussi bénéficier d’une retraite supplémentaire, grâce à une épargne individuelle ou, selon votre situation, une épargne collective via votre entreprise. 

En France, il existe plusieurs régimes de retraite. Le régime de base est obligatoire pour tous, mais il existe aussi des régimes complémentaires, eux aussi obligatoires dans la plupart des cas.

Voici un aperçu des principaux régimes :

Le calcul de la retraite de base repose sur une formule à 3 variables : votre revenu annuel moyen, un taux appliqué à ce revenu, et un coefficient de proratisation lié à votre durée d'assurance. C'est cette combinaison qui détermine le montant brut mensuel versé par l'Assurance retraite. Le montant de votre retraite dépend de votre durée d'assurance retraite et de la moyenne de vos salaires de vos 25 meilleures années.

Formule officielle : Revenu annuel moyen × Taux × ( Trimestres validés au régime général / Trimestres requis pour le taux plein)

Le revenu annuel moyen correspond à la moyenne des salaires bruts de vos 25 meilleures années civiles de carrière, revalorisés par des coefficients annuels. Ce calcul prend en compte les années les plus favorables, pas nécessairement les dernières.

Quelques précisions importantes s'appliquent à ce calcul :

  • les revenus sont plafonnés au plafond annuel de la Sécurité sociale pour les années à partir de 2005 ;
  • l'année du départ à la retraite est exclue du calcul ;
  • les années sans trimestre validé ne sont pas retenues.

Un conseil pratique : travailler jusqu'au 31 décembre d'une année peut permettre d'intégrer cette dernière année dans le calcul, si elle figure parmi vos 25 meilleures.

Bon à savoir

La loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 prévoit une évolution de ce mécanisme pour les mères. Le nombre d'années retenues pourrait être réduit à 24 pour les mères d'un enfant, et à 23 pour les mères de 2 enfants ou plus. Cette mesure est soumise à la publication d'un décret d'application.

La durée d'assurance requise pour bénéficier du taux plein varie selon votre année de naissance. Voici les seuils en vigueur, issus de la réforme des retraites de 2023 :

  • nés entre 1958 et 1960 : 167 trimestres requis ;
  • nés entre 1961 et 1963 : 169 trimestres requis ;
  • nés en 1964 : 170 trimestres requis ;
  • nés à partir de 1965 : 172 trimestres requis.

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par année civile. Sont pris en compte les trimestres cotisés, mais aussi les trimestres dits « assimilés » : périodes de maladie, chômage, maternité ou paternité. Des majorations de trimestres pour enfants peuvent également s'appliquer. Votre relevé de carrière, consultable sur votre compte retraite, reste le document de référence pour vérifier votre situation.

Le taux appliqué à votre revenu annuel moyen est le levier le plus direct sur le montant final de votre pension. Il peut atteindre 50 % (taux plein), être réduit par une décote si vous partez trop tôt, ou augmenté par une surcote si vous prolongez votre activité au-delà des conditions requises.

Vous pouvez bénéficier du taux plein de 50 % dans 2 situations distinctes :

  • vous avez atteint le nombre de trimestres requis avant l'âge de 67 ans ;
  • vous avez atteint 67 ans, quel que soit votre nombre de trimestres.

Certaines situations ouvrent droit au taux plein avant 67 ans, sans condition de durée d'assurance. C'est notamment le cas en cas d'inaptitude au travail, d'invalidité, de statut d'ancien combattant ou d'aidant familial.

Exemple : avec un revenu annuel moyen de 38 400 € et 170 trimestres validés pour un taux plein requis de 170 trimestres, la pension mensuelle brute s'élève à 1 600 € (38 400 € × 50 % / 12).

Si vous partez à la retraite avant d'avoir réuni toutes les conditions du taux plein, une décote s'applique. À l'inverse, si vous continuez à travailler au-delà de ces conditions, une surcote vient majorer votre pension.

Voici comment ces 2 mécanismes fonctionnent :

  • Décote : réduction de 0,625 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit une réduction maximale de 12,5 %. Elle ne s'applique qu'avant 67 ans.
  • Surcote : majoration de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé au-delà des conditions du taux plein.

Exemple avec décote : vous partez à 65 ans avec 158 trimestres, alors que 170 sont requis. Il vous manque 12 trimestres. Votre taux est réduit à 42,5 % (50 % − 12 × 0,625 %). Avec un revenu annuel moyen de 38 400 €, votre pension mensuelle brute s'établit à environ 1 360 €.

Exemple avec surcote : vous atteignez les conditions du taux plein à 63 ans avec 170 trimestres, mais vous choisissez de continuer à travailler pendant 8 trimestres supplémentaires. Vous bénéficiez alors d'une majoration de 10 % (8 × 1,25 %). Votre taux passe ainsi de 50 % à 55 %. Avec un revenu annuel moyen de 38 400 €, votre pension mensuelle brute s'élève à environ 1 760 €."

En parallèle de la retraite de base, tout salarié du secteur privé cotise à l'Agirc-Arrco, régime de retraite complémentaire fonctionnant par points. Le montant versé dépend du nombre de points accumulés tout au long de la carrière et de la valeur du point en vigueur au moment du départ.

Formule : Montant annuel brut = Total de points Agirc-Arrco × Valeur du point

La valeur du point Agirc-Arrco est fixée à 1,4386 € en 2026. Vos points sont acquis chaque année grâce aux cotisations salariales et patronales versées sur votre salaire. Plus votre rémunération est élevée et votre carrière longue, plus vous accumulez de points.

Le nombre de points figurant à votre actif est consultable sur votre relevé de points Agirc-Arrco, accessible via votre compte retraite en ligne.

Exemple : si vous avez accumulé 50 000 points au cours de votre carrière, votre retraite complémentaire annuelle brute s'élève à 71 930 € (50 000 × 1,4386 €), soit environ 5 994 € brut par mois. Ce montant s'ajoute à votre retraite de base.

Pendant plusieurs années, un dispositif appelé coefficient de solidarité réduisait temporairement de 10 % la retraite complémentaire des assurés qui partaient à la retraite sans avoir travaillé une année supplémentaire après l'âge légal. Ce mécanisme, souvent désigné sous le terme de « malus », pouvait s'appliquer pendant 3 ans.

Ce dispositif a été définitivement supprimé à compter du 1er avril 2023 pour les nouveaux retraités. Cette suppression a été confirmée pour 2024 et au-delà.

Concrètement, si vous partez à la retraite depuis cette date, vous ne subissez plus aucune minoration temporaire de votre pension complémentaire Agirc-Arrco. C'est une évolution favorable pour tous les assurés qui souhaitent partir dès qu'ils en ont la possibilité.

Le système de retraite français prévoit à la fois un montant minimum garanti pour les petites pensions et un plafond légal au-delà duquel la pension de base ne peut pas aller. Ces 2 bornes encadrent concrètement ce que vous pouvez percevoir.

Le minimum contributif est une garantie de pension minimale pour les assurés ayant eu de faibles revenus tout au long de leur carrière. Pour en bénéficier, 3 conditions doivent être réunies :

  • bénéficier d'une retraite à taux plein ;
  • avoir liquidé l'ensemble de ses retraites obligatoires ;
  • ne pas dépasser un total de pensions de 1 410,89 € par mois.

Les montants en vigueur au 1er janvier 2026 sont les suivants :

  • minimum contributif majoré (tous trimestres cotisés) : 903,93 € brut par mois, soit 10 847,22 € brut par an ;
  • minimum contributif de base (trimestres non tous cotisés) : 756,29 € brut par mois, majoré proportionnellement au-delà de 120 trimestres cotisés.

Aucune démarche spécifique n'est requise : ce montant est calculé automatiquement au moment de la liquidation de votre retraite.

La pension de retraite de base est plafonnée à 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 2 002,50 € brut par mois en 2026. Ce plafond peut toutefois être dépassé en cas de surcote.

Votre pension est soumise à des prélèvements sociaux : CSG, CRDS et Casa, sauf exonération selon votre niveau de revenus. La revalorisation des pensions intervient chaque année au 1er janvier, indexée sur l'évolution des prix à la consommation hors tabac. En 2026, le taux de revalorisation appliqué est de 1,18 %.

Calculer soi-même sa retraite avec précision est complexe, notamment en cas de carrière multi-régimes ou de périodes d'activité variées. Des outils officiels permettent d'obtenir une estimation fiable.

Voici les démarches à envisager pour affiner votre estimation :

  • Utilisez l'outil « Mon estimation retraite » sur info-retraite.fr : il propose une simulation automatique ou personnalisée, en tenant compte de votre âge de départ souhaité, des périodes manquantes ou des changements de statut.
  • Consultez votre relevé de carrière pour vérifier les trimestres validés et signaler toute anomalie à votre caisse de retraite.
  • Vérifiez vos droits à majoration : une majoration de 10 % s'applique à la retraite de base et à la retraite complémentaire Agirc-Arrco pour les assurés ayant eu 3 enfants ou plus, sous conditions.

Si votre estimation révèle un écart entre vos revenus actuels et votre future pension, un  plan d'épargne retraite (PER) peut vous permettre de constituer un complément de revenus pour votre retraite. Ce type de solution vous offre la possibilité d'épargner à votre rythme tout au long de votre vie active.

Plusieurs éléments de votre parcours peuvent influer sur le montant de votre pension de retraite, à la baisse comme à la hausse.

Plus vos salaires (ou revenus professionnels) ont été élevés au cours de votre carrière, plus votre pension sera élevée.

Dans le régime général, on retient la moyenne des 25 meilleures années (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale pour les revenus perçus à partir de 2005).

Pour les fonctionnaires, on prend en compte les traitements des 6 derniers mois.

Pour les régimes de retraite complémentaire, chaque euro cotisé génère des points retraite, qui s’accumulent année après année.

Le moment où vous décidez de partir à la retraite a des conséquences : 

  • si vous partez à la retraite avant l’âge légal (ou sans les trimestres requis), vous subissez une décote (réduction) 
  • si vous partez plus tard, vous bénéficiez d’une surcote (bonus) 

Décaler son départ de quelques trimestres peut parfois faire une grosse différence sur le montant perçu. 

Le dispositif de retraite anticipée « carrière longue » permet de partir avant l’âge légal de départ à la retraite sans subir de décote, si vous avez commencé à travailler jeune (avant 16, 18, 20 ou 21 ans) et que vous avez validé un nombre déterminé de trimestres d’assurance retraite cotisés (tous régimes confondus) dont un certain nombre avant 16, 18, 20 ou 21 ans.

Vérifiez vos conditions à tout moment pour savoir si vous y êtes éligible.

Avoir des enfants donne droit à des avantages spécifiques dans le calcul de la retraite. 

Pourquoi ? Parce qu’élever des enfants peut ralentir une carrière (congé maternité, temps partiel, pauses). 

Le système prévoit donc : 

  • Une majoration de la durée d’assurance : 
  • dans le privé, la mère obtient automatiquement 4 trimestres par enfant pour la maternité ou l’adoption, 
  • une majoration supplémentaire de 4 trimestres pour éducation est accordée. Ces trimestres pour éducation peuvent être partagés avec le père sous certaines conditions. 
  • Une majoration de la pension : 
  • à partir de 3 enfants, le montant de la pension de retraite de base (surcote comprise le cas échéant) est majoré de 10 % (majoration accordée à la mère et au père), 
  • des bonus existent aussi sur les pensions complémentaires, notamment si des enfants sont encore à charge. 

À noter : si vous avez eu des enfants, vérifiez bien que ces trimestres et majorations apparaissent sur vos relevés ou sur votre compte info-retraite. 

Les périodes d’arrêt maladie peuvent faire peur, car elles diminuent le temps travaillé. Heureusement, le régime général prévoit des compensations : 

  • chaque période de 60 jours d’arrêt indemnisé valide 1 trimestre (dans la limite de 4 trimestres par année civile) 
  • en cas d’incapacité, certains droits continuent à s’accumuler, même sans activité 

Attention toutefois : ces périodes n’augmentent pas le salaire de référence, elles jouent uniquement sur le nombre de trimestres validés. 

Les personnes reconnues handicapées ou invalides peuvent partir plus tôt (dès 55 ans) selon leur taux d’incapacité et les trimestres cotisés. Les règles varient selon les situations (handicap, incapacité permanente, invalidité). 

Le chômage est parfois vu comme un « vide » dans une carrière. Mais du point de vue retraite, il n’annule pas vos droits :

Pour les périodes de chômage intervenues à partir de 1980, chaque période de 50 jours indemnisés, consécutifs ou non, donne droit à 1 trimestre (dans la limite de 4 trimestres par année civile).

Les périodes de chômage non indemnisé peuvent parfois être prises en compte, mais sous conditions spécifiques (par exemple, après une période indemnisée).

À vérifier : faites bien inscrire vos périodes de chômage dans vos relevés de carrière. C’est important pour ne pas perdre de trimestres.

Le temps partiel peut réduire vos cotisations et impacter votre future pension. Pourquoi ? Parce que pour valider 1 trimestre, il faut atteindre un revenu minimum annuel.

Si votre salaire annuel est trop faible, vous risquez de ne valider qu’un ou deux trimestres au lieu de quatre. Sur une longue période, cela peut fortement réduire le montant final de votre pension de retraite.

Conseil : vérifiez chaque année le nombre de trimestres validés, surtout si vous avez travaillé à temps partiel longtemps.

Le service militaire compte pour la retraite :  

  • pour la retraite de base, chaque 90 jours d’incorporation donne droit à 1 trimestre (chaque trimestre étant validé dans l’année civile où se termine la période de 90 jours). Les trimestres pour le service national sont des trimestres assimilés. Ils sont pris en compte sans limitation pour un départ à l’âge légal de la retraite. En revanche, lors d’un départ en retraite anticipée pour carrière longue, seuls 4 trimestres sont retenus. 
  • pour le régime Agirc-Arrco,  le service national effectué depuis 1970 n'attribue pas de droit. En revanche, si vous avez effectué votre service militaire avant cette date et que vous étiez salarié non-cadre, vous pouvez obtenir des points supplémentaires : pour toute période dépassant 12 mois de service militaire, et si l’incorporation a eu lieu à la suite d'une période d'emploi, de maladie ou de chômage indemnisé. Dans ce cas, votre nombre de points sera calculé sur la base du salaire précédant l'année de votre service militaire. 

Pensez à récupérer vos attestations militaires pour les transmettre à votre caisse de retraite. 

Avoir travaillé à l’étranger impacte vos droits selon le statut que vous aviez à l’époque : 

  • si vous étiez détaché (par une entreprise française), vous cotisiez au régime français, vous avez donc continué à accumuler vos droits, 
  • si vous étiez expatrié, vous cotisiez au régime du pays d’accueil (et éventuellement à la Caisse des Français de l’Étranger, la CFE, en parallèle, vous permettant de continuer à accumuler vos droits au régime de retraite Français) 

Dans certains cas, vous cumulez des droits dans deux systèmes différents. Il est donc important de faire le point pour éviter les erreurs ou les oublis. 

Passer du statut de salarié à celui d’indépendant, ou inversement, change vos régimes de rattachement. Cela peut entraîner des oublis ou des erreurs de relevés. 

Par exemple : 

  • trimestres non reportés 
  • points complémentaires manquants 
  • cotisations mal affectées 

Vérifiez attentivement vos relevés individuels à chaque changement majeur de statut. 

À chaque âge, il existe des réflexes à adopter pour préparer sa retraite.

C’est le moment de s’informer sur le système : 

vous recevez votre premier RIS (Relevé Individuel de Situation), qui vous sera ensuite envoyé tous les 5 ans. Il vous donne une première visibilité sur les trimestres et points acquis 

  • vérifiez que vos trimestres sont bien enregistrés 
  • commencez à penser à l’épargne-retraite, même de façon modeste 
  • plus vous commencez tôt, plus l’effort d’épargne est léger 

Faites un point sur votre relevé de carrière : 

  • corrigez les éventuelles erreurs (trimestres manquants, périodes oubliées) 
  • vous pouvez demander un Entretien Information Retraite (EIR) auprès de l’un des régimes de base ou complémentaire dans lesquels vous avez des droits. Cet entretien vous permet de faire le point, poser toutes vos questions et commencer une réflexion stratégique (comment optimiser votre pension, quelle stratégie d’épargne adopter, etc.) 
  • commencez à simuler votre future pension 
  • si besoin, renseignez-vous sur le rachat de trimestres, surtout pour les années d’études supérieures ou les années incomplètes 

C’est le moment de faire le bilan : 

  • vérifiez vos droits dans tous les régimes où vous avez cotisé 
  • à partir de cet âge, vous recevez automatiquement une Estimation Indicative Globale (EIG), envoyée tous les 5 ans. Ce document vous offre une synthèse de vos droits acquis auprès des différents régimes, ainsi qu’une estimation du montant de votre future pension et de l’âge auquel vous pourriez partir à taux plein 
  • choisissez votre âge de départ à la retraite en fonction de vos besoins et de vos envies 
  • un départ à l’âge légal (entre 62 et 64 ans selon votre date de naissance) donne droit à la retraite, mais le taux plein n’est pas automatique 
  • prolonger son activité permet de bénéficier d’une surcote 
  • pensez à demander tous les dispositifs auxquels vous avez droit (majoration pour enfants, départ anticipé pour carrière longue, handicap) 

Le groupement d’intérêt public Info Retraite envoie tous les 5 ans aux assurés de plus de 35 ans un relevé de situation individuelle (RIS). Sur ce document sont récapitulés les droits acquis des régimes obligatoires et complémentaires. 

L’année de vos 55 ans, vous recevez automatiquement une estimation indicative globale. Il s’agit d’une synthèse des droits que vous avez acquis au cours de votre carrière, auprès des différents régimes de retraite.

Cette synthèse vous présente une estimation du montant de votre retraite avec des simulations en fonction de votre âge de départ. Elle est mise à jour et envoyée tous les 5 ans. Il est important de bien vérifier l’exactitude des informations relatives à votre carrière contenues dans ce document.

Les assurés de 45 ans et plus peuvent réaliser un bilan personnalisé auprès de leur caisse d'assurance vieillesse.

Pour estimer le montant de votre retraite en quelques clics :

Connaître le montant de sa pension de retraite future est intéressant pour bien préparer sa retraite et l'anticiper. Il existe des solutions d'assurance et d'épargne retraite qui vous permettent de la compléter.

Avec le plan d'épargne retraite, vous vous constituez un complément de revenus pour votre retraite qui pourra être perçu sous forme de rente à vie et/ou de capital(1) tout en réalisant des économies d'impôt(2) dès aujourd'hui.

(1) Dans certaines conditions et limites
(2) Dans les conditions et limites prévues par la législation en vigueur au 01/01/2024, et susceptibles d'évoluer.

Sources :

Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F21552
Législation L'Assurance Retraite (Circulaire CNAV 2025-33) – https://legislation.lassuranceretraite.fr/Pdf/circulaire_cnav_2025_33_23122025.pdf
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2302
JuriTravail – https://www.juritravail.com/Actualite/reforme-retraite-2023-en-france-validation-du-conseil-constitutionnel-et-entree-en-vigueur/Id/264344
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14044
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F13941
Agirc-Arrco – https://www.agirc-arrco.fr/particuliers/ma-retraite/comprendre-ma-retraite/points-de-retraite-comment-sont-ils-obtenus/
Conseil d'Orientation des Retraites – https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_AGIRC_ARRCO_vf.pdf
France Mutuelle – https://www.francemutuelle.fr/fiche/impact-de-la-reforme-agirc-arrco-sur-les-contrats-collectifs/
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A15703
Info-Retraite.fr – https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/actualites-1/revalorisation-de-la-retraite-de-base-en-2026.html
Info-Retraite.fr – https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/mes-droits-a-la-retraite/age-et-montant-de-ma-retraite/en-synthese-1/quel-sera-le-montant-de-ma-ret-1.htm
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16676
Service-Public.fr – https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34982

Pour un salarié du secteur privé ayant perçu 2 000 € nets mensuels tout au long de sa carrière et réunissant les 172 trimestres requis pour le taux plein, la pension totale (retraite de base et complémentaire Agirc-Arrco) se situe généralement autour de 1 500 à 1 550 € nets par mois. Ce montant peut varier selon plusieurs facteurs : l'évolution de votre salaire au fil des années, les périodes d'interruption ou de temps partiel, et les éventuelles majorations pour enfants. Pour obtenir une estimation personnalisée tenant compte de votre situation réelle, utilisez l'outil « Mon estimation retraite » sur info-retraite.fr, qui intègre l'ensemble de votre relevé de carrière.

Avec un salaire net mensuel de 3 000 € (soit environ 3 800 € bruts), un salarié du privé ayant validé tous ses trimestres peut espérer une pension nette d'environ 2 100 à 2 200 € par mois, retraite de base et complémentaire comprises. Ce calcul suppose une carrière complète au taux plein et un salaire relativement stable. Si votre rémunération a évolué significativement au cours de votre carrière, c'est la moyenne de vos 25 meilleures années qui sera retenue pour le calcul de la retraite de base. La retraite complémentaire Agirc-Arrco, elle, dépend du nombre total de points accumulés, proportionnel à vos cotisations versées année après année.

Le minimum contributif est une garantie de pension minimale destinée aux assurés ayant eu de faibles revenus durant leur carrière. En 2026, il s'élève à 903,93 € brut par mois pour une carrière complète avec tous les trimestres cotisés. Pour en bénéficier, trois conditions doivent être réunies : avoir obtenu le taux plein (50 %), avoir liquidé l'ensemble de ses retraites obligatoires, et ne pas dépasser un total de pensions de 1 410,89 € par mois toutes retraites confondues. Si vous n'avez pas cotisé tous vos trimestres, un montant de base de 756,29 € s'applique, majoré proportionnellement au-delà de 120 trimestres cotisés. Ce dispositif est calculé automatiquement lors de votre départ à la retraite, sans démarche particulière.

Le montant de votre future retraite ne se calcule pas directement à partir de votre dernier salaire, mais selon une formule combinant plusieurs éléments. Pour la retraite de base, c'est la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire qui est retenue, multipliée par un taux pouvant atteindre 50 % et proratisée selon vos trimestres validés. S'ajoute à cela, la retraite complémentaire Agirc-Arrco, calculée en multipliant vos points accumulés par la valeur du point (1,4386 € en 2026). En règle générale, le taux de remplacement, c'est-à-dire le rapport entre votre pension et votre dernier salaire,  se situe entre 60 % et 75 % pour une carrière complète au taux plein. Pour obtenir une estimation précise de votre situation, consultez votre relevé de carrière et utilisez les simulateurs officiels disponibles sur info-retraite.fr.

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