En principe, pour prendre votre retraite à taux plein, c’est-à-dire sans abattement, vous devez avoir validé un nombre de trimestres donné et avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite, soit 62 ans.
Le nombre de trimestres à valider est fonction de votre année de naissance. Si vous êtes né en 1973 ou après, vous devrez justifier de 172 trimestres cotisés. Avant cette année, le nombre de trimestres varie entre 160 et 172 en fonction de votre année de naissance.

Notez que votre situation personnelle peut également avoir un impact sur le nombre de trimestres d’assurance requis (carrière longue, pénibilité, maladies, nombre d’enfants…).

Autre option pour bénéficier de la retraite à taux plein : avoir 67 ans. C’est l’âge du « taux plein automatique » (ou âge d’annulation de la décote), à partir duquel la retraite est calculée sans décote quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Vous pouvez faire le point sur votre situation en téléchargeant l’application Mon compte retraite de façon à connaître le nombre de trimestres restants à valider pour obtenir le taux plein.

Légalement, il faut avoir au moins 62 ans pour prendre sa retraite et toucher sa pension. Pour autant, à cet âge-là, il n’est pas garanti que vous ayez suffisamment cotisé pour pouvoir toucher votre pension à taux plein. En effet, selon son année de naissance, il faut avoir validé entre 160 et 172 trimestres pour bénéficier du taux plein.
Sachez que si vous décidez de partir à la retraite avant d’avoir cotisé assez de trimestres, une décote définitive de 1,25 % par trimestre manquant sera appliquée sur votre retraite du régime de base ainsi qu’une décote définitive sur votre retraite complémentaire.

  • Plusieurs solutions s’offrent à vous.
    Vous pouvez racheter des trimestres. Cependant, plus vous approchez de l’âge de votre départ, plus le coût des trimestres est élevé : il est donc préférable d’anticiper et d’effectuer ces rachats au plus tôt dans votre carrière.
  • Vous pouvez attendre l’âge de 67 ans pour prendre votre retraite, ce qui annule la décote, ou choisir un âge de départ intermédiaire qui permettra de minorer l’impact de cet abattement.

Dans tous les cas, nos conseillers Allianz peuvent vous accompagner.

Il est possible de partir à la retraite avant d’avoir atteint les 62 ans. Des dispositifs de départs anticipés ont été mis en place et s’adressent, sous conditions :

  •  aux travailleurs qui ont commencé à travailler avant l’âge de 20 ans (dispositif dit de carrière longue)
  • aux travailleurs handicapés (dispositif de retraite anticipée)
  • aux salariés pour pénibilité du travail
  • aux salariés touchant une pension d’invalidité.

L’année de vos 55 ans, vous recevez automatiquement une estimation indicative globale (EIG). Il s’agit d’une synthèse des droits que vous avez acquis au cours de votre carrière, auprès des différents régimes de retraite.
Cette synthèse vous présente une estimation du montant de votre retraite avec des simulations en fonction de votre âge de départ. Elle est mise à jour et envoyée tous les 5 ans. Il est important de bien vérifier l’exactitude des informations relatives à votre carrière contenues dans ce document.

Avant vos 55 ans, pour une première estimation, vous pouvez utiliser le simulateur retraite Allianz pour estimer votre pension en fonction de votre âge de départ. Pour les salariés du privé, la simulation permet d’obtenir un montant moyen tenant compte des pensions du régime de base et de la complémentaire AGIRC-ARRCO.

Votre retraite est calculée en prenant en compte le régime de base (selon un système de trimestres) et votre retraite complémentaire (selon un système de points).

  • Si vous êtes salarié du privé, le calcul du montant de votre retraite de base se fait ainsi :
    Salaire annuel moyen x taux (entre 37,5 % et 50 %) x (nombre de trimestres effectivement cotisés / nombre de trimestres à cotiser en fonction de mon année de naissance). Le salaire annuel moyen est déterminé en calculant la moyenne des salaires bruts dans la limite du plafond de la sécurité sociale durant les 25 meilleures années de la carrière.
  • Pour les fonctionnaires, la rémunération prise en compte correspond au traitement brut mensuel moyen des 6 derniers mois.

Le taux est calculé selon un système de décote et de surcote. Si vous avez validé le nombre de trimestres requis et atteint l’âge légal de 62 ans ou que vous avez 67 ans (âge du taux plein automatique), vous n’aurez ni décote ni surcote. Le taux maximal de 50% s’applique.
En revanche, le montant de votre pension :

  • sera soumis à une décote si, au moment de votre départ à la retraite, vous avez moins de 67 ans et que vous n’avez pas obtenu tous les trimestres pour une retraite à taux plein.
  • bénéficiera d’une surcote si vous partez à la retraite après 62 ans et que vous avez cotisé au-delà du nombre de trimestres requis pour obtenir votre retraite à taux plein.

Le calcul du montant de votre retraite complémentaire AGIRC-ARRCO se fait ainsi :

  • Chaque année, les cotisations salariales et patronales prélevées sur votre salaire permettent d’acquérir des points. Vous pouvez retrouver le nombre de points cumulés chaque année dans le relevé de carrière détaillé accessible via l’application Mon compte retraite.
  • Lors de votre départ, le nombre de points acquis est multiplié par la valeur du point au moment de votre départ à la retraite.

La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO est soumise à un système de bonus / malus.

  • Si un assuré part à la retraite à la date à laquelle il bénéficie du taux plein dans le régime de base, sa retraite complémentaire peut faire l’objet d’un malus temporaire (minoration de 10 % pendant trois ans et au maximum jusqu’à 67 ans).
  • S’il demande sa retraite complémentaire un an après la date à laquelle il bénéficie du taux plein dans le régime de base, il percevra la totalité de sa retraite complémentaire.
  • S’il décale son départ de deux, trois ou quatre ans, sa pension bénéficiera d’un bonus (majoration) allant de 10 à 30 % pendant une période d’un an.

Certaines conditions spécifiques s’appliquent, n’hésitez pas à vous renseigner sur votre situation personnelle.
Votre conseiller Allianz est là pour vous aider à faire le point sur votre situation et pour vous éclairer dans vos choix. 

Oui, deux dispositifs le permettent : la retraite progressive et le cumul emploi-retraite.

La retraite progressive est un dispositif d’aménagement de fin de carrière qui s’adresse aux salariés du secteur privé. Il permet de commencer à toucher une partie de sa pension de retraite tout en continuant à exercer son activité professionnelle à temps partiel. Pour en bénéficier, il faut avoir au moins 60 ans, et la durée du travail à temps partiel doit représenter entre 40 % et 80 % de la durée de travail à temps complet. Pendant toute la période de travail à temps partiel, le bénéficiaire de la retraite progressive continue de cotiser et d'accumuler des points pour sa retraite définitive.

Le dispositif de cumul emploi-retraite permet aux retraités de reprendre une activité professionnelle à temps complet ou partiel et de cumuler les revenus de cette activité professionnelle avec leur pension de retraite. Le cumul emploi-retraite peut être total ou partiel. Pour être éligible à ce dispositif, le bénéficiaire doit avoir demandé préalablement la liquidation de l’ensemble de ses pensions de retraite auprès des régimes de retraite obligatoire. Contrairement à la retraite progressive, dans le cadre du cumul emploi-retraite, les cotisations vieillesse versées dans le cadre de la reprise d'activité ne permettent pas de bénéficier de nouveaux droits à la retraite.

Oui et des conditions spécifiques s’appliquent à chaque régime (de base et complémentaire), en fonction notamment de votre âge, du niveau de vos ressources, ...

Il faut toujours interroger les caisses de retraite en amont sur sa situation. Un dispositif de demande de réversion en ligne a été mis en place depuis 2021 pour certains régimes de retraite de base. Vous pouvez faire votre demande au moyen du formulaire ici

Deux dispositifs principaux sont à retenir : la majoration de durée d’assurance et la majoration de pension pour enfants.

Le premier donne droit à la mère à 4 trimestres pour la maternité ou l’adoption de chaque enfant, 4 trimestres pour l’éducation de chaque enfant pour les salariés du secteur privé. Dans le cas où les enfants sont nés à partir 2010, les trimestres acquis pour adoption et/ou éducation peuvent être répartis au choix entre les parents avant les 5 ans de l’enfant.

Dans la fonction publique : la majoration est de 4 trimestres pour chaque enfant né avant 2004, et de 2 trimestres pour chaque enfant né après 2004.

Le second est un bonus appliqué à la pension du régime de base et du régime complémentaire pour l’éducation des enfants (voire en cas d’enfants à charge au moment du départ à la retraite pour l’AGIRC-ARRCO)

Les parents d’au moins 3 enfants bénéficient d’une majoration de pension. Pour les salariés du privé, elle est de 10 % quel que soit le nombre d’enfants à partir de 3. Dans la fonction publique, une majoration de 10% est prévue pour les 3 premiers enfants, puis 5% par enfant au-delà du 3ème enfant.

  • Notez bien que chaque régime a ses conditions spécifiques. 
Les arrêts maladie et les périodes de chômage indemnisés donnent droit à des trimestres.
Chaque période comportant 50 jours de chômage indemnisé donne droit à 1 trimestre de retraite (4 trimestres par an maximum). Chaque période de 60 jours d’arrêt de travail donne droit à 1 trimestre de retraite (4 trimestres par an maximum).

En revanche, ces périodes peuvent avoir un effet sur le montant de votre pension calculée sur les 25 meilleures années pour les salariés du privé et sur les 6 derniers mois pour les agents de la fonction publique. 

Pour demander votre retraite, il vous suffit d’effectuer votre demande en ligne sur le site https://www.mademandederetraitenligne.fr/.

Cette action permet d’informer les régimes de retraite de base et complémentaire à la fois. Nous vous conseillons de commencer votre démarche 6 mois avant la date de départ souhaitée.
Avant de faire votre demande, vérifiez que toutes vos informations sont exactes, que toutes vos périodes de travail, chômage ou arrêt maladie ont bien été prises en compte. Consultez en détail ces informations sur votre Compte retraite.


Nos réponses tiennent compte des règles en vigueur au 1er septembre 2021 et sont susceptibles d’évoluer 

L'âge légal de départ à la retraite est l'âge à partir duquel une personne est en droit de partir à la retraite. On parle également d'âge de départ « au plus tôt ». Pour les personnes nées à compter du 1er janvier 1955, cet âge est aujourd’hui fixé à 62 ans.

Nom du système de minoration/majoration temporaire de la retraite complémentaire mis en place par l’AGIRC-ARRCO depuis le 1er janvier 2019.

Si une personne demande sa retraite complémentaire à la date à laquelle elle bénéficie du taux plein de la retraite de base, sa retraite complémentaire fera l’objet d’un malus temporaire, à savoir une minoration de 10 % pendant trois ans. Cette minoration cesse en tout état de cause lorsque la personne atteint l’âge de 67 ans.

Si elle demande sa retraite complémentaire un an après la date à laquelle elle bénéficie du taux plein au régime de base, elle percevra la totalité de sa retraite complémentaire.

Enfin, si elle décale son départ de deux, trois ou quatre ans, sa pension bénéficiera d’un bonus également allant de 10 à 30 % pendant une période d’un an.

En complément des dispositifs de retraite par répartition (régime de base et complémentaire), les actifs d’aujourd’hui peuvent épargner pour se constituer un futur complément de revenu. Cette capitalisation peut être effectuée dans un cadre individuel (PER Individuel, PERP, Madelin, …) ou collectif (PERCo, Article 83, PER d’Entreprise, …).
Montant prélevé sur la rémunération brute pour financer les retraites.
Dispositif de départ anticipé à la retraite pour les personnes ayant commencé leur activité professionnelle très jeune.
Dispositif permettant au retraité de reprendre une activité professionnelle à temps complet ou partiel tout en percevant sa pension. Selon les cas, ce cumul peut être intégral ou plafonné. Les cotisations vieillesse versées dans le cadre de la reprise d'activité ne permettent pas de bénéficier de nouveaux droits à la retraite. 
Minoration définitive du montant de la pension de retraite de base lorsqu’au moment la liquidation le nombre de trimestres ou l’âge de départ ne sont pas suffisants. 
Dispositif qui vous permet de demander votre retraite auprès d’un seul organisme, pour l’ensemble des activités que vous avez pu exercer en tant que : salarié (l’Assurance retraite) ; salarié agricole, chef d’exploitation ou d’entreprise agricole, collaborateur et aide familial (MSA) ; chef d’entreprise, conjoint collaborateur, artisan, commerçant et industriel, etc. (indépendants) ; ministre des cultes ou religieux (Cavimac).
A l'approche du départ à la retraite (à 55 et 60 ans, puis tous les 5 ans), les régimes de retraites obligatoires de base et complémentaires envoient par courrier à chaque affilié une estimation indicative globale du montant de ses pensions de retraite futures. 
Engagement de l’Assurance retraite d’effectuer le premier versement de la pension dans le mois qui suit la date de départ sous réserve d’avoir déposé la demande de retraite au moins 4 mois avant la date de départ.
Age auquel un fonctionnaire ou un salarié du privé est mis d’office en retraite.
Vérification de vos droits acquis et calcul du montant de votre retraite, préalable à sa mise en paiement. Sauf cas particulier, la liquidation suppose une demande préalable de votre part.
Créé le 1er octobre 2019, le PER est un produit d’épargne qui permet de se constituer un complément de revenu pour sa retraite. Il peut être souscrit à titre individuel (PER Individuel) ou collectif via son entreprise (PER d’Entreprise). Au moment de votre départ en retraite, vous pouvez récupérer votre épargne sous forme de rente, de capital ou d’un mix des deux. 
Référence utilisée par la Sécurité sociale, et par extension par les autres régimes complémentaires et supplémentaires, pour déterminer la base de calcul des cotisations d’assurance.
Dispositif de départ anticipé à la retraite au titre de l’exposition à différents facteurs tels que le travail de nuit, dans des températures extrêmes, dans le bruit, etc.
Les périodes cotisées correspondent à des périodes au cours desquels des cotisations retraite ont été effectivement prélevées sur le revenu et versées aux caisses de retraite. 
Périodes qui correspondent à des trimestres attribués gratuitement dans certaines circonstances : chômage, maternité/paternité, maladie, service militaire. 
Prestation versée à un retraité au titre de son activité passée.
Possibilité, sous certaines conditions, de continuer son activité professionnelle à temps partiel tout en percevant une fraction de ses retraites de base et complémentaire. Pendant toute la période de travail à temps partiel, vous continuez de cotiser et d'accumuler des points pour votre retraite définitive.
Le régime général est le régime de retraite de base obligatoire des salariés et assimilés. Il est géré par la branche retraite de la Sécurité Sociale, plus précisément, la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) au niveau national et 16 CARSAT (Caisses d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) au niveau régional.
Régimes de retraite propres à certaines catégories de personnel du secteur public et parapublic principalement. Par exemple, les régimes des fonctionnaires, des salariés de la RATP, des agents de la SNCF, des personnels des industries électriques et gazières.
Les cotisations versées par les actifs sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. Ce système repose donc sur une forte solidarité entre générations. Son équilibre financier dépend donc du rapport entre le nombre de cotisants et celui des retraités.
La pension de réversion correspond à une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l'assuré décédé (salarié ou fonctionnaire). Elle est versée, si certaines conditions sont remplies, à l'époux (et/ou ex-époux) survivant et aux orphelins (si le défunt était fonctionnaire). 
Le Relevé Individuel de Situation regroupe, sur un même document, l'ensemble des droits acquis dans les différents régimes de retraite. Ces droits retraite sont exprimés sous la forme de trimestres retraite, de salaires et de points retraite.
La surcote est un mécanisme qui permet d'accroître le montant de la retraite de base et partiellement la retraite complémentaire en travaillant plus longtemps.
Elément central de la formule de calcul de la pension de base. Exprimé en euros bruts, il se calcule sur la base des 25 meilleures années dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. Pour un fonctionnaire, la rémunération prise en compte pour le calcul de la pension est le traitement indiciaire brut (hors primes) perçu les six derniers mois d’activité.
Unité de compte servant de base au calcul de la pension du régime général de la Sécurité sociale. 0n distingue les trimestres cotisés, c’est-à-dire ceux obtenus au titre de périodes travaillées, des trimestres assimilés qui sont ceux obtenus au titre de périodes non travaillées comme la maternité, le service militaire, l’invalidité…
La retraite à taux plein permet de partir en retraite sans abattement. La retraite à taux plein est accordée à tous les assurés qui comptabilisent le nombre de trimestres retraite requis. Le nombre de trimestres retraite requis dépend de l’année de naissance. La retraite à taux plein est également accordée aux personnes se trouvant dans certaines situations particulières (personnes reconnues inapte au travail, invalides, titulaires de l’allocation aux adultes handicapés, anciens combattants).
Pourcentage qui s’applique au salaire ou revenu annuel moyen dans les régimes de base.
Ratio entre le montant de la pension de retraite et le revenu perçu à la fin de la carrière.