Quelle vitesse maximale en trottinette électrique ?

Mis à jour le 20 janvier 2026
Temps de lecture : 5 minutes

Depuis l’arrivée des trottinettes électriques en libre-service en ville, ces nouveaux engins de déplacement ont pris une place importante dans notre quotidien. Nous sommes nombreux à les utiliser pour nous rendre au travail, ou simplement nous promener. Mais qui dit engin motorisé, dit forcément limitation de vitesse ! On fait le point sur la vitesse maximale autorisée en trottinette électrique.

Les trottinettes électriques, tout comme les gyroroues, les hoverboards ou les gyropodes, font partie de ce que l’on appelle les Nouveaux Véhicules Électriques Individuels. Équipées d’un moteur, elles n’ont plus grand-chose à voir avec les trottinettes toutes simples de nos enfants. Ce sont désormais de véritables moyens de locomotion, utilisés par tous !

En agglomération, la législation est claire : les trottinettes électriques ne doivent pas dépasser les 25 km/h, et doivent impérativement rouler sur les pistes cyclables ou, à défaut, sur la route si la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h.

Si les patinettes — les trottinettes sans moteur — sont autorisées à circuler sur les trottoirs, qu’en est-il des trottinettes électriques ? Sauf autorisation expresse du maire, vous ne pouvez pas rouler avec votre trottinette électrique sur un trottoir. En revanche, il est toléré d’y circuler avec le moteur éteint, à une vitesse inférieure à 6 km/h, en prenant garde à ne pas gêner les piétons.

Pour respecter la loi, vous ne devez pas seulement limiter votre vitesse à 25 km/h : votre trottinette doit impérativement être bridée pour ne pas pouvoir dépasser cette limite.

Suite à la loi EDP – NVEI de 2019, la majorité des modèles vendus en France sont bridés dès leur sortie d’usine, pour vous permettre de les utiliser sereinement. C’est également le cas pour les modèles proposés en libre-service dans les grandes villes.

Sans ce bridage, vous n’êtes pas autorisé à circuler avec votre trottinette sur la voie publique : soyez donc prudent avant d’en acheter une, et assurez-vous que cette dernière soit bien bridé !

La grande majorité des trottinettes électriques vendues sur le marché français ne peuvent pas rouler au-dessus de 25 km/h. Cependant, certains modèles, vendus notamment sur internet, dépassent allègrement cette limite !

Dans ce cas, ils ne sont plus considérés comme de simples NVEI, mais comme des véhicules terrestres à moteur à part entière : ils doivent donc être homologués pour la route et immatriculés.

Pour homologuer votre trottinette électrique, rendez-vous sur le site de l’ANTS pour faire une déclaration d’immatriculation. Vous devrez ensuite faire fixer une plaque d’immatriculation de type moto sur une partie inamovible et visible de votre trottinette.

En plus de cette plaque d’immatriculation, vous devez être en possession d’un certificat de conformité communautaire : il vous a normalement été remis par le vendeur ou le fabricant lors de votre achat.

Si au départ la réglementation des trottinettes électriques et autres NVEI était plutôt floue, les sanctions prévues en cas de non-respect de la loi sont désormais claires ! Voici les principales amendes prévues par le Code de la route :

  • 135 € si vous roulez sur un trottoir avec le moteur allumé ;
  • 135 € si vous roulez sur la route alors qu’une voie cyclable est à proximité ;
  • 1500 € si vous roulez avec une trottinette débridée et non homologuée.

En plus des sanctions concernant les voies de circulation et la vitesse maximale, sachez que vous risquez une amende de 3750 € si vous ne possédez pas d’assurance trottinette électrique obligatoire, ou au moins une responsabilité civile NVEI vous couvrant en cas de dommages causés à autrui.

Si la plupart des trottinettes électriques vendues en France sont bridées à 25 km/h, il existe d’autres modèles bien plus puissants ! Le record de vitesse pour une trottinette est même de 85 km/h en vitesse de pointe, atteint par la Dualtron Thunder.

Ce modèle coréen est le plus rapide du marché, mais d’autres marques proposent également des trottinettes puissantes :

  • Weped, avec la Weped RR ;
  • Kaabo, avec la Kaboo Wolf Warrior 11 Plus ;
  • Speedtrott, avec la RS 800+ ;
  • Zero, avec la Zero 10 X.

Bien évidemment, avec de telles performances, ces engins doivent être utilisés avec un casque et des protections, et uniquement sur un terrain privé !

En France, la vitesse maximale autorisée est fixée à 25 km/h. Au-delà, la trottinette n’est plus considérée comme un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) et devient illégale sur la voie publique.

Non. Le débridage est interdit sur la voie publique, même ponctuellement. En cas de contrôle ou d’accident, le conducteur s’expose à une amende, à l’immobilisation de l’engin et à des conséquences sur sa couverture d’assurance.

La limite générale est de 25 km/h, mais certaines zones peuvent imposer des restrictions supplémentaires. Dans les zones partagées ou piétonnes, la vitesse doit être adaptée, voire limitée à l’allure du pas.

Oui. En cas d’accident à vitesse excessive ou avec un engin non conforme, l’assureur peut limiter ou refuser l’indemnisation. Il est donc essentiel de respecter la réglementation pour être correctement couvert.