La micro-entreprise, anciennement appelée auto-entreprise, est un régime simplifié de création et de gestion d'entreprise individuelle. Ce statut permet d'exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale de manière indépendante, avec des obligations comptables et fiscales allégées, tout en bénéficiant d'un régime social spécifique adapté aux petites structures.

Une micro-entreprise désigne une entreprise individuelle soumise au régime fiscal de la micro-entreprise et au régime micro-social pour le paiement des cotisations sociales. Ce statut s'adresse aux entrepreneurs individuels dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas certains seuils : 188 700 euros pour les activités de vente de marchandises et 77 700 euros pour les prestations de services et professions libérales. Le micro-entrepreneur bénéficie d'une comptabilité simplifiée, se limitant à la tenue d'un livre des recettes et d'un registre des achats. Les cotisations sociales sont calculées directement sur le chiffre d'affaires déclaré, selon un pourcentage fixe variant selon l'activité exercée. 

Dans le secteur professionnel, la micro-entreprise représente une solution privilégiée pour tester une activité ou développer une activité complémentaire. Par exemple, un salarié peut créer une micro-entreprise pour exercer une activité de conseil en parallèle, ou un artisan peut utiliser ce statut pour démarrer son activité avant d'évoluer vers une structure plus complexe. Les professions libérales comme les graphistes, consultants ou formateurs adoptent fréquemment ce régime pour sa simplicité administrative. Cependant, depuis avril 2025, les micro-entrepreneurs peuvent désormais bénéficier de l'assurance chômage avec une mensualisation de l'ARE, offrant une sécurité supplémentaire lors du lancement d'activité, complétant ainsi les assurances pour professionnelles déjà disponibles pour ce statut. Pour créer une micro-entreprise, il convient de se référer aux démarches officielles qui détaillent les modalités d'inscription et les obligations du micro-entrepreneur. 

Il n'existe aucune différence entre ces deux termes. Depuis 2016, l'appellation "auto-entrepreneur" a été remplacée par "micro-entreprise", bien que l'ancien terme reste couramment utilisé. Il s'agit du même régime simplifié d'entreprise individuelle.

Pour bénéficier du régime micro-entreprise, le chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 188 700 euros pour les activités de vente de marchandises et 77 700 euros pour les prestations de services et professions libérales. Le dépassement de ces seuils entraîne une sortie du régime.

Les inconvénients incluent l'impossibilité de déduire les charges réelles (frais, investissements), l'obligation de respecter les seuils de chiffre d'affaires, et l'absence de récupération de TVA. Ce régime convient principalement aux activités avec peu de charges.

Les cotisations sociales sont calculées directement sur le chiffre d'affaires déclaré, selon un pourcentage fixe qui varie selon l'activité exercée. Ce système simplifié permet un paiement proportionnel aux revenus réels.