L'auto-entrepreneur, officiellement appelé micro-entrepreneur depuis 2016, désigne un statut juridique simplifié permettant d'exercer une activité professionnelle indépendante avec des formalités administratives allégées. Ce régime s'adresse aux personnes souhaitant créer leur propre activité tout en bénéficiant d'un cadre fiscal et social avantageux, sous certaines conditions de chiffre d'affaires.

Le statut d'auto-entrepreneur correspond à une forme juridique de micro-entreprise caractérisée par sa simplicité administrative et fiscale. Il permet d'exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale de manière indépendante, avec des obligations comptables réduites et un régime social spécifique. Les cotisations sociales sont calculées proportionnellement au chiffre d'affaires réalisé, sans charges fixes en l'absence de revenus. Ce statut est plafonné par des seuils de chiffre d'affaires annuels : 188 700 € pour les activités de vente et 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales. L'auto-entrepreneur bénéficie également d'une franchise de TVA, désormais limitée à 25 000 € depuis le 1er mars 2025, facilitant ainsi la gestion administrative de son activité.

Dans le secteur de l’ assurance professionnelle, l'auto-entrepreneur doit souscrire une responsabilité civile professionnelle adaptée à son activité, cette couverture étant obligatoire pour de nombreux métiers réglementés. Par exemple, un consultant en marketing digital devra s'assurer contre les erreurs professionnelles pouvant causer des préjudices à ses clients. Un artisan du bâtiment auto-entrepreneur devra obligatoirement souscrire une assurance décennale pour couvrir les dommages pouvant affecter la solidité de l'ouvrage. En cas de difficulté à obtenir une assurance, le Bureau Central de Tarification peut être saisi pour garantir l'accès à une couverture. Les réformes de 2025, notamment la baisse du seuil de TVA et l'augmentation des cotisations sociales, rendent encore plus crucial le choix d'une protection adaptée pour sécuriser l'activité professionnelle. 

Les auto-entrepreneurs doivent respecter des seuils annuels : 188 700 € pour les activités de vente de marchandises et 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales. Le dépassement de ces plafonds entraîne une sortie du régime micro-entrepreneur.

Les charges principales incluent les cotisations sociales calculées sur le chiffre d'affaires (taux variant selon l'activité), la contribution à la formation professionnelle, et éventuellement l'impôt sur le revenu selon l'option choisie. Aucune charge fixe n'est due en l'absence de chiffre d'affaires.

L'obligation d'assurance dépend de l'activité exercée. La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour les métiers réglementés. Les artisans du bâtiment doivent souscrire une assurance décennale. Il est recommandé de vérifier les obligations spécifiques à votre secteur d'activité.

Le régime offre une franchise de TVA (limitée à 25 000 € depuis 2025), des obligations comptables simplifiées, et un régime social proportionnel au chiffre d'affaires. Les cotisations sociales ne sont dues qu'en cas de revenus, évitant les charges fixes en période d'inactivité.