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Lettre Patrimoine : juillet 2020

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En Europe, l’activité économique sort de longues semaines de coma artificiel. C’est clairement un énorme soulagement pour toutes les populations mais aussi pour l’ensemble des acteurs économiques. L’épisode que nous venons de traverser restera dans les mémoires comme le choc le plus violent subi par l’économie mondiale en temps de paix. Quel que soit le profil de la reprise, de nouvelles tendances de long terme se font jour. On peut citer le grand retour de l’Etat, à la fois au chevet des entreprises et en soutien d’un tissu social fragilisé, mais aussi le comportement des consommateurs, de plus en plus digitaux et soucieux du devenir de la planète.
lettre patrimoine allianz 2020
La crise a réveillé le besoin de protection et, pour répondre à cette tendance, il est probable que les décideurs politiques vont aller vers plus d’interventionnisme. La grande crise, celle de 2008, a mis les banques centrales sur les rails d’un interventionnisme revendiqué, assis sur un recours toujours plus important à des outils de moins en moins conventionnels. Mises en oeuvre depuis plus de dix ans, ces politiques, si elles ont évité le pire, ont aussi trouvé leurs limites. La crise du Covid pousse aujourd’hui les décideurs à encourager l’interventionnisme des Etats. L’air du temps est plutôt au renforcement de la protection sociale, à la mise sous cloche des politiques d’austérité et au durcissement des cadres réglementaires.

Comme les finances publiques sont déstabilisées par la crise, si l’on choisit, comme c’est vraisemblable de poursuivre dans cette voie, il n’est pas impossible d’imaginer une intégration plus poussée des secteurs public/privé. Ce nouveau schéma pourrait s’appliquer au transport aérien, les infrastructures ou la santé.

Par ailleurs, les Etats vont engager des actions visant à réduire les vulnérabilités mises en évidence par la crise du Covid. Le recul des déficits n’est donc pas pour demain.

Oui, à la condition expresse que les banques centrales poursuivent leurs politiques ultra-accommodantes aussi longtemps qu’il le faudra. Le constat interpelle dans la mesure où il questionne, in fine, le principe sacro-saint de l’indépendance des banques centrales… Or le sujet est sensible, car l’indépendance des banques centrales vis à vis du pouvoir politique est la clef de voûte de l’édifice permettant de préserver la confiance des agents économiques dans la solidité de la monnaie. Il est donc vraisemblable qu’officiellement l’indépendance restera la règle même si, dans les faits, les banques centrales resteront plus que bienveillantes à l’égard des Etats. Pour les épargnants le choix qui se dessine n’a jamais été aussi clair. Les taux d’intérêts souverains proches de zéro (y compris aux Etats-Unis) voire négatifs (comme en Allemagne ou en France) ont vocation à rester proches de zéro pour longtemps. 

Il en résulte que la prise de risque, quelle qu’en soit la forme, sera le seul moyen pour faire progresser son épargne. On mesure mal à quel point c’est un changement de paradigme. Depuis 1981 et la décision de P.Volker (le président de la Réserve Fédérale de l’époque) de tuer l’inflation, les placements obligataires étaient rois, ce n’est définitivement plus le cas.

télétravail
Ne nous leurrons pas, qu’ils soient américains, européens, chinois ou africains, le Covid n’a pas tué la soif de consommation des individus. En revanche l’épidémie a sensiblement accéléré les changements dans la manière de consommer. Les mesures de confinement ont contraint les consommateurs à déserter les magasins physiques au profit du commerce en ligne et de la livraison à domicile. Le télétravail va pousser les ménages à s’intéresser davantage aux matériels bureautiques et numériques de façon à être confortablement équipés. Les nombreuses activités en ligne apparues sous contrainte de distanciation sociale - réunions de travail, exercice physique, courses alimentaires - conserveront leur attrait bien au-delà du déconfinement, tant elles permettent des gains de temps et d’argent. Les plateformes et autres services de connectivité ainsi que les infrastructures sous-jacentes vont bénéficier de ces changements de comportement. L’Europe accuse un certain retard vis à vis de la Chine ou des Etats-Unis en ce qui concerne la mise en place de la 5G. L’adaptation des réseaux à cette nouvelle norme va connaître un coup d’accélérateur. Le profil démographique des pays est aussi à prendre en compte car il va impacter la nature des investissements qui seront priorisés. Les pays avec une population jeune et une classe moyenne en expansion bénéficieront d’une dynamique forte en matière de consommation d’objets ou de services à fort contenus technologiques. 
consommation 2020

 Les pays confrontés à un vieillissement de leur population auront besoin d’investir dans le domaine de la santé. La télémédecine, qui permet de se faire soigner à distance, va se démocratiser et d’une façon générale, l’informatisation et la numérisation des soins ont le vent en poupe. Ces quelques lignes n’ont pas d’autre ambition que de montrer qu’au-delà des difficultés bien réelles, renforcées par la mise en pause de l’économie mondiale pendant près de trois longs mois, de nombreux secteurs vont voir leur développement s’accélérer. Pour les investisseurs, fermement invités par les banquiers centraux à sortir du confort de la rente, il serait hasardeux de ne pas en tenir compte.

Achevé de rédiger le 26 juin 2020.

ALAIN DUMAS,
DIRECTEUR DE LA GESTION
AUPRES D’ALLIANZ PATRIMOINE

Le crédit s’inscrit au coeur des stratégies patrimoniales en répondant aux besoins de constitution, de diversification et de transmission du patrimoine. Utilisé à bon escient, il est un allié financier précieux. Décryptons ensemble les contours de cet instrument patrimonial !

Comme chacun le sait, l’utilisation du crédit fait partie intégrante des usages de consommation au sein de nos sociétés développées. Il s’agit en général d’un prêt bancaire consenti par un établissement financier à un ou plusieurs emprunteurs (personnes physiques ou morales). Le crédit permet le financement de tout ou partie d’un projet, qu’il vise la consommation, l’acquisition de biens notamment immobiliers mais aussi le cadre professionnel. Nous nous intéresserons plus particulièrement ici à son utilisation patrimoniale. Dans ce cadre, deux typologies de crédits sont principalement proposées par les banques, chacune répondant à des projets spécifiques. 

La plus usitée est le crédit amortissable. Il permet de rembourser sur la durée du prêt, le capital et les intérêts. De par son remboursement linéaire, il sera à privilégier pour qui souhaite l’extinction de la dette progressivement dans le temps.

La seconde moins courante est le crédit in fine. La charge de remboursement durant le prêt est limitée. Seuls les intérêts sont remboursés pendant sa durée ; le capital emprunté, non amorti durant le prêt, le sera en une seule fois au terme du contrat. Plus spécifique, il est réservé à certaines opérations et s’adresse aux emprunteurs qui ont anticipé et mesuré patrimonialement le remboursement du capital au terme.

Créateur de valeur par nature, le crédit s’inscrit dans de multiples stratégies patrimoniales, qu’elles visent des objectifs personnels ou professionnels. A titre personnel, le crédit favorise notamment le développement ou la diversification d’un patrimoine. Il facilite l’acquisition en particulier de biens ou droits immobiliers. Le cas échéant, ces opérations peuvent être optimisées suivant leurs natures, par le bénéfice d’avantages fiscaux(1)

  • S’agissant d’immobilier locatif, la déductibilité des intérêts d’emprunt des revenus imposables va générer une économie d’impôt, améliorant de fait la rentabilité de l’investissement ;
  • Il en est de même de l’inscription au passif de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) des dettes existant au 1er janvier de chaque année au titre des emprunts visant l’acquisition de biens ou droits immobiliers imposables ;
  • L’effet de levier fiscal de l’endettement est démultiplié lorsqu’il est associé à des opérations présentant des avantages fiscaux liés par exemple aux dispositifs Pinel, monuments historiques, Malraux ou encore de location meublée non professionnelle (LMNP).
stratégies patrimoniales

Adossé à un support financier tel un contrat d’assurancevie, il est de nature à accroitre le patrimoine tout en diversifiant ses avoirs, sous condition naturellement d’un différentiel positif entre le coût du crédit et la rentabilité du support financier. Il peut aussi répondre à un objectif de protection familiale. En effet, une assurance décès garantissant le prêt bancaire favorise la transmission du bien aux héritiers en éteignant la dette bancaire. 

Dans un cadre professionnel aussi, le crédit sera un allié de l’entrepreneur lorsqu’il souhaite investir dans une entreprise. Il pourrait toutefois trouver intérêt à la création d’une holding pour l’acquérir. Les conditions de déduction des intérêts d’emprunt de ses résultats pouvant être moins restrictives qu’à titre individuel. Cette déduction fiscale allège le poids de l’endettement et contribue à améliorer la rentabilité de l’investissement.

(1) En présence d’opérations permettant des avantages fiscaux, les stratégies patrimoniales ayant recours au crédit doivent être utilisées avec précautions, afin d’agir en conformité avec les règles juridiques et fiscales en vigueur.
Depuis déjà de nombreuses années, les politiques monétaires particulièrement accommodantes des banques centrales et notamment de la Banque centrale européenne (BCE) ont favorisé la baisse des taux d’intérêts. Cette situation pourrait se maintenir encore de nombreuses années. Ce contexte de taux bas renforce considérablement l’attractivité du crédit et, in fine, sert avantageusement les stratégies patrimoniales. Le recours au crédit s’accompagne cependant de conditions et de limites dont il faut tenir compte avant de s’engager. Il est bien entendu primordial de vérifier que les opérations financières et patrimoniales sont conformes à vos objectifs et compatibles avec votre capacité financière(2). Ces précautions d’usage respectées, l’ensemble des vertus du crédit doivent être considérées par tout investisseur patrimonial éclairé.
information patrimoine

POINTS CLÉS

Le crédit :

  •  
  • Favoriser la réalisation de multiples objectifs patrimoniaux.
  • Génère suivant les investissements des avantages fiscaux.
  • Bénéficie d’un contexte de taux bas qui renforce son attractivité.
  • Bénéficier Est in fine un levier majeur d’enrichissement patrimonial.
(2) Les professionnels de crédit sont tenus de fournir gratuitement des explications adéquates portant sur l’offre de prêt permettant de déterminer si le contrat de crédit et les services accessoires proposés sont adaptés aux besoins et à la situation financière de l’emprunteur (art. L.313.11 du Code de la consommation).
Après plusieurs années de fort dynamisme, les perspectives d’évolution des investissements immobiliers sont bien évidemment à réviser au regard des impacts attendus du Covid-19.

Cette crise, par sa cause même, se différencie des crises précédentes. Il est donc difficile dans ces conditions de se référer à l’histoire pour en tirer des conclusions sur les marchés immobiliers. Néanmoins, des tendances se dessinent et nous pouvons attendre un impact marché plus conséquent sur les biens immobiliers dont la valeur dépend d’un revenu d’exploitation, comme les hôtels, restaurants et commerces. Le marché de l’investissement tertiaire est resté toutefois très dynamique avec 7,9 milliards d’euros investis au 1ermai 2020, en hausse de +48% en 1 an, grâce à un 1er trimestre d’exception. Le secteur des bureaux enregistre 71% du volume investi avec une appétence marquée pour les actifs les mieux situés et avec une situation locative robuste. 

Les quelques transactions qui ont pu être réalisées pendant le confinement ne sont toutefois pas encore représentatives d’éventuels changements de stratégies en réponse à la crise économique et des évolutions probables d’organisation du travail. Enfin les valorisations des immeubles de bureau vont dépendre de la solidité du locataire et de la sécurité du flux des loyers.

Marché résidentiel
Après une année 2019 record, 2020 avait commencé avec un marché résidentiel à son zénith, tant en termes de transactions dans l’ancien que de réservations dans le neuf. La crise sanitaire a eu pour effet de mettre l’activité immobilière en pause. 
Plus de 90% des chantiers de logements collectifs ainsi ont été arrêtés avant de reprendre au ralenti du fait des mesures sanitaires à appliquer. A moyen terme, les contraintes de capacité dans le secteur de la construction résidentielle, les coûts plus élevés liés à la distanciation sociale et la hausse des prix des matériaux en raison de problèmes d'approvisionnement devraient également soutenir les prix de l’immobilier neuf. 
Si le nombre des compromis de vente signés a vertigineusement chuté (près de 48 % en glissement trimestriel pour la France entière), les tensions sur les prix ne se relâchent pas à ce stade.

Même s’il est difficile de prévoir l’évolution des prix de l’immobilier, il semble toutefois raisonnable d’estimer qu’à l’horizon de fin 2020, le bas niveau des taux d’intérêt et l’absence d’un excès d’offre sur le marché devraient contenir tout recul significatif des prix. A plus long terme, le secteur du logement va devoir s’adapter aux attentes nouvelles que la période de confinement a fait émerger: balcons et terrasses en ville, pièce réservée au télétravail... pour mieux vivre ce confinement. Ces espaces, chers à construire avaient tendances à être « oubliés » ; ils vont reprendre un nouvel intérêt. 

L’attrait des métropoles régionales va donc probablement s’intensifier encore et peut-être même s’étendre à ce que l’on peut appeler « les villes satellites des grandes métropoles ».

Rédigé le 17 juin 2020

Le premier trimestre 2020 a été marqué par des circonstances inédites pendant lesquelles le Groupe Allianz a su faire preuve de résilience, en assurant le meilleur niveau de services pour ses clients tout en préservant sa solidité financière. Celle-ci est notamment reconnue par les agences de notation avec un rating Standard & Poor’s AA (perspective stable au 31 mars 2020).
allianz engagements
Le total des actifs financiers et immobiliers sous gestion au 31.03.2020 est de 87,5 milliards d’euros, réparti dont 42,6 milliards d’euros pour l’actif général en euro. Cet actif Général en euros bénéficie d’une grande qualité en étant investi à hauteur de 86,4% dans des instruments de taux d’intérêt(1), avec une forte prépondérance dans les titres avec les meilleurs ratings AA et AAA qui représentent plus de la moitié du portefeuille obligataire. Le solde est réparti entre investissements immobiliers (9,5%), actions(2) (1,4%) et investissements de diversification (2,7%).
Le contexte de taux bas observés depuis plusieurs trimestres et l’impact de la crise sanitaire sur les marchés financiers ont contracté la marge de solvabilité qui est ainsi passée de 200% au 31 Décembre 2019 à 169% au 31 mars 2020. Celle-ci reste néanmoins à un niveau bien supérieur au minimum exigé par la réglementation (100%) et des mesures spécifiques visant à conserver un niveau confortable sont régulièrement mises en place pour garantir la solvabilité dans la durée.
  • Investissement responsable : une politique d'exclusion claire, notamment du secteur du charbon et celui des armes interdites ou controversées.
  • Investissement conforme aux critères ESG sur toutes classes d'actifs et tout au long du cycle de vie de l’investissement.
  • Investissement à impacts environnementaux et/ou sociaux positifs mesurables couplés aux rendements financiers.

4,1 milliards d’investissements verts réalisés par Allianz France à fin 2019… dont près de 500 millions d’euros en énergie renouvelable, 2,2 Milliards d’euros en bâtiments verts certifiés et 1,4 milliards d’euros en obligations vertes.
 

(1) La poche Instruments de taux inclut également les instruments monétaires et les avances sur polices.

(2) La poche Actions ne comprend pas les actions non cotées, qui sont classées en Diversification.

Les temps changent, Allianz aussi : une nouvelle expérience digitale vous attend sur Allianz.fr ! Et parce que votre satisfaction est notre priorité, nous avons écouté 4 200 d’entre vous pour comprendre vos besoins et vos attentes. Le site a été entièrement repensé pour vous offrir une navigation plus fluide et plus rapide, notamment depuis votre mobile.
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Les contenus ont été réécrits pour vous permettre une meilleure compréhension de nos offres et de nos services, ainsi qu’une présentation plus claire grâce à une nouvelle identité visuelle. 

Désormais, nous vous proposons des solutions d’accompagnement pour chacun de vos projets de vie. Changer de voiture, déménager ou encore partir à la retraite sont des moments clés pour lesquels, il est nécessaire d’être bien accompagné. Bonne navigation sur allianz.fr !

Château Arnauld
Acquis en 2007 par les Vignobles de Larose, le Château Arnauld a été l’objet d’une évolution remarquable assise sur une rénovation complète du vignoble, des bâtiments et des installations techniques. La progression sensible de la qualité des vins le place aujourd’hui parmi les meilleurs vignobles crus bourgeois puisqu’il a accédé au rang de Cru Bourgeois Exceptionnel. Selon le Directeur Général des Vignobles de Larose, Franck Bijon, tout a été fait pour mettre en lumière cette belle endormie dont le potentiel était grand. En 2014 et 2015, Le Directeur Général et l’ensemble de l’équipe avait une vision claire du futur de ce bel ensemble viticole pour en faire une véritable pépite du Haut Médoc. Château Arnauld bénéficie de la politique de Vignobles de Larose en matière de responsabilité sociétale des entreprises et de son haut niveau d’expertise. La récente réhabilitation de la demeure du XVIIIème siècle inspire le respect et force l’admiration, donnant ainsi l’écrin dont Château Arnauld avait besoin.