L’actualité des marchés financiers

(édition mars 2019)


A retenir

  • Les marchés ont progressé, corrigeant les excès du deuxième semestre 2018.
  • Les économies des pays développés sont en ralentissement.
  • La FED (Banque centrale des Etats-Unis) annonce une pause sur le relèvement des taux court terme.
  • Un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis devrait se concrétiser.

Bilan économique et financier

Sur les 2 premiers mois de 2019 les marchés corrigent les excès de 2018.

Pourquoi ? Malgré les incertitudes qui demeurent autour des négociations internationales et des sujets politiques, J. Powell directeur de la Fed a déclaré début janvier que la banque centrale devait marquer une pause dans la remontée de ses taux d'intérêt. Il acte du ralentissement économique mondial et attendra des données économiques de meilleure facture pour agir.

La question de l’évolution des taux d’intérêt aux Etats-Unis est effectivement la clé de compréhension des mouvements boursiers récents. Toute hausse importante des taux courts se traduit par des arbitrages en faveur du marché obligataire et au détriment des marchés d’actions. La hausse des taux d’intérêt a aussi un impact direct sur l’investissement en augmentant le coût du crédit pour l’investisseur qu’il soit particulier ou entreprise. Rappelons qu’en 2018, la baisse des marchés d’actions s’est accélérée par deux fois, en février et en octobre, consécutivement dans la foulée d’une hausse des taux.

Paradoxalement les indicateurs et statistiques démontrent
un essoufflement des économies des pays développés.

Est-ce inquiétant ?

Non, ralentissement ne veut pas dire récession. Ce ralentissement intervient dans le sillage de 2017 et 2018 qui sont des années fortes en termes de croissance. Le ralentissement conjoncturel est confirmé au niveau des résultats des entreprises tant en Europe qu’aux Etats-Unis, avec des publications de résultats pour 2018 au niveau des attentes mais des prévisions de bénéfices qui se sont ajustées à la baisse prenant en compte le contexte général d’incertitudes.

Aujourd’hui quels sont les points de soutien de l’économie mondiale ?

La consommation des ménages est une donnée très importante pour la croissance américaine. Elle devrait rester assez dynamique au regard des données classiques qui la soutiennent (taux de chômage, création d’emploi, salaires) et cela est conforté par le niveau actuel du pétrole plus faible qu‘en 2018.
Le constat sur la consommation des ménages peut être étendu à toutes les zones économiques et la Zone Euro devrait pour les mêmes raisons bénéficier d’un bon contexte . En effet, en zone euro, sans parler toutefois de relance budgétaire, certains pays européens (Italie, France..) vont desserrer la contrainte ce qui doit soutenir la consommation des ménages.

La Chine voit aussi sa croissance économique ralentir. Mais la banque centrale et le gouvernement sont à la manœuvre avec des mesures fortes de relance domestique.

Concernant les négociations commerciales, un accord entre la Chine et les Etats-Unis devrait se concrétiser. Une solution entre les deux géants va réduire un facteur de perturbation majeur pour l’économie mondiale. Pour aller au-delà, il faudra que les risques pesant sur la croissance mondiale (protectionnisme, BREXIT) s’aplanissent et la volatilité devrait perdurer.

Quelles sont les performances des orientations de gestion dans ce contexte ?

En l’espace de seulement deux mois, les marchés ont fortement progressé, gommant les excès du dernier trimestre 2018.

Le net rebond des marchés trouve son prolongement dans les performances des différentes orientations de gestion. A chaque fois, la logique est respectée car la hausse de chaque orientation est cohérente avec le degré de risque qui lui est propre. Ce résultat offre un contrepoint à la photographie de la fin 2018 détaillée dans notre dernière publication.