L’actualité des marchés financiers

(édition novembre 2019)


A retenir

  • Les indices actions mondiaux des pays développés sont en hausse depuis le début de l’année. 
  • Les perspectives économiques se sont dégradées et soulignent un ralentissement
  • L’indice Chinois (Hang Seng) subit les effets négatifs de la guerre commerciale.
  • Les performances des options de gestion sont positives depuis le début de l’année

Les grandes questions de l'automne 2019

Quels sont les impacts des tensions géopolitiques sur la croissance mondiale ?

Les données économiques pointent un ralentissement généralisé mais pas une récession. Il touche surtout le secteur manufacturier et on s’achemine probablement vers une stabilisation avec une croissance faible c’est-à-dire en dessous du potentiel pour la plupart des grandes zones économiques.
Si l’on regarde les résultats des sociétés alors les anticipations sont logiquement moins optimistes avec des révisions baissières possibles lors de prochaines publications. C’est la conséquence de la compression des marges bénéficiaires en lien avec le ralentissement des échanges mondiaux. Dans le même temps, les marchés d’actions ont progressé et les valorisations n’offrent pas de décote particulière hormis celles des marchés émergents et chinois qui restent attractifs.

Quelles sont les forces de rappel de l’économie mondiale ?

Les banques centrales des Etats-Unis et européennes ont déjà agi cette année en baissant globalement leurs taux. Elles devraient rester bienveillantes et demeurer au chevet des économies. De plus, en théorie, tout devrait être fait aux Etats-Unis pour stabiliser la conjoncture et ne pas influencer les électeurs à l’approche de l’élection présidentielle.

Quel est l’impact du nouveau contexte de taux d’intérêts négatifs sur nos choix d’allocations ?

Pour l’équipe de gestion d’Allianz Patrimoine la sélectivité va continuer de s’imposer sur les choix pour la poche « risque modéré » des orientations de gestion. Dans ce contexte de baisse des taux longs des pays développés, les dettes souveraines des pays européens ont été portées sur des niveaux négatifs ou proches de zéro.
Celles des Etats-Unis sont aussi sur des niveaux historiquement faibles. Cependant, il y a sur le marché obligataire des poches de rendement aussi bien sur les dettes émergentes que sur certaines dettes privées. Les stratégies opportunistes, en recherche de performance absolue indépendamment des mouvements de marché, doivent aussi permettre d’apporter de la valeur avec une volatilité très faible.

Quelle est l’allocation d’actif optimale pour la poche de supports en unités de compte (UC) de risque « élevé » ?

Plusieurs lignes de force vont guider nos choix. Premièrement, les sociétés qui offrent à travers la distribution de dividendes pérennes, un rendement soutenu supérieur à celui des obligations nous paraissent intéressantes. Deuxièmement, un rééquilibrage des valeurs de croissance qui ont fait un excellent parcours ces dernières années en faveur d’une allocation plus équilibrée incluant des sociétés innovantes en faveur d’un développement durable et des valeurs décotées doit s’opérer. Enfin, un accent est mis sur les zones émergentes qui conservent tout leur potentiel long terme notamment avec des supports en UC positionnés géographiquement en Asie via des sociétés de tout premier ordre à forte rentabilité.
De plus, outre les profils favorisant une approche ISR (Investissement socialement responsable) les investissements sur ces thématiques sont renforcés pour l’ensemble des options de gestion.

A ce stade, quel regard pouvons-nous porter sur les performances des options de gestion ?

Elles sont positives depuis le début de l’année. De plus, elles sont cohérentes et croissantes avec le degré de risque embarqué par chaque option de gestion. Les performances reflètent bien l’évolution des marchés financiers depuis le début de l’année avec des progressions très significatives sur l’ensemble des profils en lien avec la performance des actifs risqués.