L’actualité des marchés financiers

(édition novembre 2020)
actualités des marchés financiers

L’été a été fructueux sur les marchés, portés par le rattrapage économique lié à la sortie du confinement.

Les marchés sont en baisse sur les deux premiers mois d’automne, suite à plusieurs facteurs :

  • L’accélération de la propagation du virus de part et d’autre de l’Atlantique et les mesures de restrictions qui en découlent.
  • Des facteurs politiques (élections américaines, BREXIT).
  • Un léger essoufflement même si les plans de relance budgétaires ne sont pas encore déployés.

En quelques mois, la crise sanitaire a fait évoluer les points de repères, y compris économiques et financiers.

Cette période de crise sanitaire permet de réaliser à quel point les repères ont évolué dans plusieurs domaines. Il s’agit entre autres des domaines économique, financier, géopolitique... Les modèles sont bouleversés, le comportement des consommateurs se transforme. La puissance économique de la Chine ne fait que se confirmer tandis que le cycle de taux d’intérêt très bas voire négatifs va se prolonger. Bref, au-delà de la pandémie et de ses conséquences malheureuses sur la santé publique, nous sommes en train de vivre une accélération de l’histoire économique.

La première évolution concerne le consommateur qui est toujours mu par sa propre rationalité. Cette crise a fait basculer nombre de ses actes quotidiens du physique au numérique parce que plus rapides, plus simples et moins chers. Et plus l’acte d’achat s’effectue à distance, plus il minimise l’interaction sociale. En bourse cette période consacre l’avènement des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et des secteurs aux entreprises hautement digitalisées.

L’autre sujet qui va avoir des conséquences de long terme sur l’épargne concerne les taux d’intérêt. Les banques centrales ont tout fait pendant cette période critique pour soutenir l’activité. Via leurs achats, elles ont fait pression sur les taux pour rediriger les liquidités vers des investissements mieux rémunérés (actions, obligations du secteur privé...). Cela valide la méthode qui consiste à s’appuyer en partie sur la croissance long terme des marchés financiers pour valoriser son épargne.

En Chine, avec une assez forte réactivité, le rattrapage économique se poursuit. Il démontre jour après jour que les chiffres (exportations, production industrielle….) convergent vers la tendance pré-crise. La Chine a choisi de soutenir son industrie et s’est peu occupée au départ de la consommation intérieure. Elle en récolte aujourd’hui les dividendes. Les conséquences sont que la Chine a préservé son équilibre budgétaire. De plus, les plans de relance des pays développés génèrent une forte croissance des exportations de l’empire du milieu. Son solde commercial vers les pays occidentaux est en amélioration par rapport à 2019.

Nul doute que ces éléments nouveaux feront partie du dialogue sino-américain et seront sur la table du nouveau locataire de la maison blanche.