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Manutention manuelle : dangers et risques d’accidents du travail

Des déménageurs en train de porter un canapé


Contusions, fractures, entorses, luxations, déchirures musculaires mais aussi lumbagos, sciatiques, hernies discales... Près d'un tiers des accidents du travail est dû à la manutention manuelle1.

Comment prévenir ces risques et garantir la bonne santé des salariés ?

Bien que l’automatisation et la mécanisation soient largement développées dans l’industrie et les services, la manutention manuelle de charges se situe - avec les chutes de plain-pied et de hauteur - dans les premières causes d’accidents du travail.


Presque tous les secteurs d’activité sont touchés mais les accidents du travail et maladies professionnelles sont particulièrement fréquents dans :
  • l'industrie ou les professionnels du transports ;
  • l’agroalimentaire et la distribution pour les postes d’encaissement, de mise en rayon, etc. ;
  • les activités de soins à la personne avec le levage des malades.

 

Définition de la manutention manuelle

La manutention manuelle désigne toute opération de transport ou de soutien d’une charge (objet, personne ou animal), dont le levage, la pose, la poussée, la traction, le port ou le déplacement, exige l’effort physique d’un ou de plusieurs travailleurs.

 

Loi par rapport aux manutentions manuelles

Des axes de prévention ont été mis en place par la réglementation : la directive n°90/269/CCE du 29/05/1990 vise l’ensemble des manutentions manuelles de charges comportant des risques, notamment dorsolombaires. Suite au décret du 03/09/1992, ces dispositions ont été codifiées dans le Code du travail (articles R4541-1 à 11). Elles prévoient que, dans la mesure du possible, l’employeur évite tout recours à des manutentions manuelles, en utilisant notamment des équipements mécaniques.

 

Comment réduire les risques dus aux manutentions manuelles des charges ? 

Les risques d’accidents (coupures, fractures, déchirures, etc.) et de maladies (notamment troubles musculo squelettiques) peuvent être évités, ou tout au moins réduits, en suivant quelques mesures de prévention fondamentales.

 

  • Limiter au maximum le recours à la manutention manuelle

Utilisez en priorité un équipement mécanique ou automatisé tels que les ponts roulants ou les chariots élévateurs. S’il n’est pas possible d’éviter totalement la manutention manuelle, utiliser des dispositifs d’aide à la manutention (comme des palans, des chariots, des palonniers, des treuils, des ventouses de levage, etc.) pour éviter tout effort physique.  

 

  • Évaluer préalablement les risques

Lorsque les opérations de manutentions manuelles ne peuvent pas être évitées, l’employeur est tenu de procéder à une évaluation des facteurs de risques suivants :

- les caractéristiques de la charge (poids, volume, prise en main, stabilité, distance, etc.) ;

- l'importance de l’effort physique (torsion du corps, flexion du buste, etc.) ;

- les caractéristiques du milieu de travail (espace exigu, sol inégal, instable ou glissant, ambiance froide ou chaude, intempéries, bruit, éclairage, etc.).

 

  • Étudier l’organisation du travail d’un point de vue ergonomique

Plus la tâche est exigeante, plus le risque dorsolombaire augmente. Il est donc indispensable d’analyser la fréquence et la durée des mouvements, la répétitivité, les positions (tronc courbé ou tordu, bras levés, poignets pliés, extension, distances trop grandes d’élévation, d’abaissement ou de transport), la cadence imposée et les périodes de repos.

Enfin, au-delà des mauvaises postures, repérez les situations qui présentent des dangers comme : le manque de personnel, une formation insuffisante ou le port d’équipement de protection individuelle. Dans cette démarche, le chef d’entreprise peut se faire aider par la médecine du travail.

 

La formation aux bons gestes et postures 

Elle est au cœur du dispositif de prévention. Tous les salariés amenés à manipuler des charges manuelles (même de façon exceptionnelle) doivent suivre une formation obligatoire reposant sur des principes ergonomiques. La formation, organisée par l’employeur avec le concours du médecin du travail et après consultation du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), aborde :

- le placement de la colonne vertébrale et du bassin,

- le rapprochement maximal de la charge,

- la recherche d’appuis stables,

- l’utilisation de la force des cuisses.

Pour en savoir plus sur les formations : www.inrs.fr/services/formation.

Les accidents du travail en France en chiffres2

611 111 accidents avec arrêt de travail ou incapacité permanente.

3,7 milliards d’euros imputés aux entreprises au titre des accidents du travail et maladies professionnelles.

38,5 millions de journées de travail perdues par incapacité temporaire.

530 décès.

1 INRS, Aide mémoire juridique TJ 18, 2011.
2 Assurance Maladie, Risques professionnels, dossier de presse novembre 2015.


Informations publiées en juin 2016.

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