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Rencontre avec Marianne BINST, fondatrice et directrice générale de Santéclair

Photo de Marianne BINST

Pourquoi avez-vous créé Santéclair ? D’où vous est venue cette idée ?

Nous avons créé Santéclair il y a une douzaine d’années. Santéclair est issue de la fusion entre une petite entreprise filiale des AGF (Allianz aujourd’hui) et une filiale de la Maaf/MMA.

Je suis partie du constat que les complémentaires santé se contentaient de vendre des contrats et d’indemniser ensuite leurs clients. On était alors dans la « consommation de soins » aveugle. Notre ambition en créant Santéclair était que cette « boîte noire » devienne un lieu de concurrence : nous avons alors créé des systèmes d’analyse de devis. A l’époque, faire un devis n’était absolument pas obligatoire. C’était même polémique d’exiger un devis et choquant de demander l’avis d’un tiers sur ce devis.

Chez Santéclair, notre credo est d’apporter à nos clients les clés d’une consommation santé maîtrisée, le consommateur doit être informé, « éclairé », pour mieux se soigner. On a alors commencé à mettre en place des réseaux de professionnels agréés Santéclair et cela a très bien fonctionné : les assurés ont rapidement pris cette habitude.

L’idée est à la fois simple et ambitieuse : garantir à nos clients l’accès à un réseau de soins de qualité à des tarifs préférentiels ! C’est un modèle qui existait déjà dans d’autres pays étrangers mais sous d’autres formes. Nous avons alors adapté ce concept à la situation spécifique française.

A ce jour, quelles ont été - selon vous - les victoires de Santéclair ?

Il y en a eu beaucoup ! La première a été le succès auprès des assurés… nous avons reçu rapidement des devis. Aujourd’hui, Santéclair compte 8,5 millions d’assurés !

Ensuite, Santéclair a remporté des victoires devant les tribunaux et nous avons réussi à faire grandir les réseaux de soins. Le réseau de chirurgiens-dentistes compte aujourd’hui plus de 3 000 dentistes et fait économiser environ 15 à 20 % aux assurés sur des soins coûteux comme les prothèses dentaires et 40 % sur les implants dentaires.

Par ailleurs, nous avons réussi à lancer rapidement de nouveaux services comme celui du réseau audioprothèse (800 audioprothésistes partout en France et 40 % d’économie en moyenne sur un appareillage).

Enfin, nous lançons de nombreux projets innovants. Pour nous, réussir à changer les choses pour la première fois, a une saveur toute particulière. Par exemple, nous avons lancé un site internet qui traite de l’automédication et de l’efficacité des médicaments. De même, nous avons créé pour la première fois en France un site internet qui concerne la cancérologie et répertorie les établissements en fonction de leurs résultats. Ce fut un important travail que nous avons réalisé avec des comités d’experts et en utilisant des critères pertinents, comme le volume d’activité ou la capacité d’utiliser la pluridisciplinarité. Ce site recense les établissements où les chances de survie sont les plus importantes, par type de cancer et sur une période de cinq ans.

Quelles ont été vos déceptions ?

Nous avons également eu de nombreuses déceptions, des échecs…

Par exemple, nous avions testé un réseau dédié au mal de dos, qui nous semblait une excellente idée, mais il n’a pas rencontré de succès.

De même nous voulions lancer un réseau pour que nos clients puissent bénéficier d’un deuxième avis avant une opération. Résultat : les assurés ne demandaient pas de deuxième avis… Mais nous apprenons de nos échecs.

Nous avons également eu des déceptions par rapport à l’open data et perdu face à la puissance publique. Nous voulions analyser les bases de données anonymes des médecins libéraux pour permettre aux assurés de mieux choisir le médecin en fonction de critères objectifs : nombre de consultations, types de patients, typologie des pathologies, types de prescriptions… Cela nous a été refusé.

Quels sont les prochains combats que vous souhaiteriez mener à bien ? Comment devrait évoluer votre travail dans les années à venir ?

On va lancer prochainement un réseau de chirurgiens orthopédiques.

Ensuite, nous souhaitons également axer notre travail sur l’automédication, qui est fondamentale à nos yeux. Développer l’automédication permet à nos assurés de devenir des consommateurs « éclairés ». Ainsi, grâce à des conseils avisés, nos clients pourront savoir quelle molécule utiliser pour se soigner… Voire même ne pas prendre de médicaments du tout : beaucoup de petits maux du quotidien ne nécessitent pas de médicaments pour se soigner. Nous souhaitons que nos assurés gardent une capacité d’auto-décision afin d’être acteurs de leur santé et de celle de leur famille.

Informations publiées en octobre 2015

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