Améliorer son suivi médical grâce à la santé connectée

Cœur

Les objets connectés vont sans doute révolutionner la vie des patients dans la surveillance de leur maladie et le suivi de leur traitement. Ces produits permettent de mesurer leurs données de santé (produits iHealth).

Un intérêt de tout premier plan pour suivre les maladies chroniques ou les affections longue durée.

Tensiomètre, glucomètre, cardio fréquencemètre... Les médecins utilisent depuis une vingtaine d’années des objets connectés pour améliorer la prise en charge de leurs patients, notamment à travers la télétransmission des données de santé et la surveillance de leur santé. Auxiliaire efficace pour la médecine, la santé connectée entre dans le champ de la télémédecine et la frontière est parfois mince. Pourtant, la réglementation n’est pas la même.

En France, la télémédecine est réglementée par le code de la santé publique (depuis le décret du 19 octobre 2010). Si l’objet connecté entre dans un dispositif médical, il doit répondre à des recommandations précises d’utilisation et être marqué "CE", ce qui certifie sa conformité aux exigences communautaires. C’est notamment le cas des appareils pour l’apnée du sommeil.

Télémédecine

L’appellation télémédecine est réservée « aux seules actions cliniques et curatives de la médecine utilisant les systèmes de télécommunication »1.


Une utilisation qui se répand largement pour le suivi des maladies chroniques

23 %2 des patients français atteints de maladies chroniques utilisent déjà des objets connectés déstinés au grand public. Une pratique qui se généralise pour suivre l’hypertension, l’asthme, l’insuffisance cardiaque ou le diabète. L’intérêt ? Avec un tensiomètre connecté par exemple, le patient peut suivre l’évolution de sa tension, envoyer les données à son médecin et tester l’efficacité d’un traitement entre deux rendez-vous. Quand ses données l’alertent, il peut réagir immédiatement en rendant visite à son médecin.



Des médecins favorables aux objets connectés

Jugés comme un moyen d’autonomie et de responsabilisation des patients face à leur maladie, ces dispositifs semblent séduire les médecins. 70 %2 d’entre eux estiment que les objets connectés sont particulièrement adaptés aux patients souffrant de maladies chroniques. 81 %2 sont même convaincus que la santé connectée constitue une opportunité pour la qualité des soins. Certains médecins ou chercheurs lancent leurs propres innovations. D’autres s’associent à des fabricants d’objets connectés dans le cadre d’études cliniques. Il est probable que dans quelques années les hôpitaux soient équipés d’objets reliés à des applications smartphone.



La santé connectée, une solution d’avenir pour faciliter l’accès aux soins ?

La santé connectée permet d’atteindre des zones rurales où les patients, éloignés des cabinets médicaux, rencontrent des difficultés à se faire soigner. Mais elle revêt un autre intérêt, économique cette fois : le recours à des solutions mobiles pourrait contribuer à une meilleure gestion des maladies (liées au vieillissement de la population) et permettre une réduction des dépenses de santé. Ces maladies nécessitent souvent un suivi lourd et coûteux. 



La nécessité d’un encadrement juridique

Si la santé connectée séduit les médecins, les patients et les pouvoirs publics, elle doit encore se donner un cadre réglementaire. Notamment en ce qui concerne l’utilisation et la confidentialité des données médicales qui sont liées à « l’intime ». Une personne sur deux2 exprime la crainte que la santé connectée représente une menace pour le secret médical. De son côté, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a publié en 2015 un livre blanc sur les enjeux de la santé connectée qui rappelle la nécessité d’une régulation assurant à l’usager « la fiabilité des technologies et la protection des données personnelles ». Reste également à régler la question de la prise en charge : 67 %1 des Français estiment que les objets connectés devraient « être pris en charge par la Sécurité sociale ».

1 Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

2 Source : Baromètre santé 360 sur la santé connectée réalisé par Odoxa, janvier 2015




Informations publiées en mars 2016.

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