| Les conséquences sociales et fiscales du cumul d'activités |
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En raison de la liberté du travail, le cumul d'activités est autorisé. Une même personne peut donc cumuler :
En matière sociale, chacune de ces situations entraîne l'application de règles particulières. Sur le plan fiscal, sauf cas particuliers, la règle des revenus catégoriels s'applique :
Ce principe de cumul d'activités est cependant limité par des incompatibilités existant entre différentes professions.
Cumul d'activités salariées
La loi n'interdit pas l'exercice de deux emplois salariés (quel que soit le secteur d'activité), dans le cadre de plusieurs contrats de travail. On parle d'activités multiples ou de salariés "à employeurs multiples". Le salarié du secteur privé peut cumuler son emploi avec une autre activité salariée dès lors qu'aucune clause de son contrat de travail ne l'interdit. Le principe de loyauté auquel est tenu le salarié l'empêche bien évidemment de se mettre simultanément au service de deux employeurs concurrents. En dehors des dispositions spécifiques prévues dans le contrat de travail, le cumul d'activités salariées est avant tout limité par la durée maximale légale du travail, à savoir 48 h par semaine (article L. 324-2 du Code du travail). Les inspecteurs du travail sont chargés du contrôle des dispositions concernant les cumuls d'emplois.
Les cotisations de Sécurité sociale et de retraite complémentaire sont réparties entre les différents employeurs en fonction des rémunérations effectivement versées. Les prestations sont calculées et versées par les organismes de Sécurité sociale et les caisses de retraite complémentaire auxquelles le salarié est affilié comme si l'ensemble des salaires avait été versé par le même employeur.
Le cumul d'activités salariées n'entraîne aucune conséquence fiscale particulière. Le plafond de la déduction forfaitaire de 10 % au titre des frais professionnels s'applique par personne au montant des salaires cumulés et non pas à chaque salaire versé. Cumul d'activités salariée et non salariée Le salarié du secteur privé peut également cumuler son emploi avec une activité non salariée dès lors qu'aucune clause de son contrat de travail ne l'interdit et qu'il n'existe aucune incompatibilité avec l'activité non salariée choisie, qu'il s'agisse d'une activité artisanale, commerciale, libérale ou agricole. Selon toujours le principe de loyauté, l'activité non salariée ne doit pas concurrencer celle de l'employeur.
Le cumul d'une activité salariée et non salariée implique sur le plan social une application simultanée du régime des salariés et du régime des non-salariés pour chacune des deux activités. Les cotisations doivent être versées aux deux régimes concernés. Elles sont calculées sur la fraction des ressources relevant de chaque régime.
Sur le plan des prestations, c'est l'activité principale qui détermine le régime applicable en matière d'assurance maladie-maternité.
Par défaut, l'activité non salariée est présumée être exercée à titre principal. L'activité salariée est réputée être l'activité principale dès lors qu'elle a représenté un volume de 1 200 heures de travail sur une année et qu'elle a procuré un revenu au moins égal à celui retiré des activités non salariées. L'assuré peut prétendre à bénéficier des prestations versées par le régime des salariés, même s'il ne s'agit pas de son activité principale, à condition :
En matière d'assurance-vieillesse, les personnes cumulent les avantages issus des deux régimes.
Dans le cas de cumul d'activités salariée et non salariée, c'est le principe des revenus catégoriels qui s'applique, à savoir :
Cumul d'activités non salariées non agricoles
Sur le plan social, la mise en place en 2006 du régime social unique des indépendants, le RSI, a permis de simplifier un peu les conditions d'affiliation des indépendants. Le RSI est une institution commune de Sécurité sociale gérant :
Les régimes invalidité-décès et de retraite (base et complémentaire) des professions libérales ont toutefois gardé leurs spécificités et ne sont pas gérés par le RSI.
Les cotisations d'assurance maladie-maternité sont :
Au regard de l'assurance vieillesse, la règle est l'affiliation à un seul régime. Le professionnel cotise donc au régime lié à son activité principale sur la totalité de ses revenus non salariés. L'importance des revenus constitue le critère déterminant l'activité principale (voir tableau ci-contre). Les diverses prestations sont versées par le régime auquel l'intéressé est affilié et a payé ses cotisations.
Par principe, une personne qui perçoit des rémunérations entrant à la fois dans la catégorie des BIC et des BNC est soumise aux règles propres pour chacune de ces catégorie de revenus. Cela étant, lorsqu'il s'agit de revenus professionnels, une personne qui exerce une activité imposable au titre des BIC, ainsi qu'une activité accessoire imposable au titre des BNC, est imposable au titre des BIC pour l'ensemble de ses activités, sous réserve que deux conditions soient remplies :
En principe, la réciprocité vaut pour l'imposition de revenus commerciaux accessoires d'une activité imposée au titre des BNC. Cumul d'activités non salariée agricole et non agricole
Depuis le 01.01.2002, les personnes qui exercent une activité non salariée agricole et une activité non salariée non agricole (commerciale, artisanale ou libérale) sont également soumises au principe de l'affiliation au seul régime de l'activité principale (sur les critères de détermination, voir tableau paragraphe précédent).
Le principe des revenus catégoriels s'applique normalement en cas de cumul d'activités agricole et non agricole, l'activité agricole étant elle imposée au titre des BA. Ainsi, lorsque l'exploitant agricole exerce des activités commerciales ou non commerciales accessoires, les recettes provenant de ces activités sont imposables respectivement au titre des BIC ou des BNC. Ces recettes accessoires peuvent toutefois être rattachées aux résultats agricoles et taxées comme ces derniers lorsque, au titre de l'année civile précédant la date d'ouverture de l'exercice, leur montant global n'excède ni 30 % du chiffre d'affaires tiré de l'activité agricole, ni 50 000 €. A l'inverse, lorsque l'activité agricole est accessoire à une activité commerciale ou non commerciale et sous la condition expresse qu'elle ait un lien direct avec cette dernière, les revenus agricoles accessoires sont imposables au titre des BIC ou des BNC. Cumul des situations d'indépendant et de dirigeant de société Quand il y a cumul de la situation d'indépendant et de celle de dirigeant de société, l'intéressé relève simultanément des deux situations, tant au plan fiscal qu'au plan social. Selon le type de société, l'intéressé sera :
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