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Assurance-vie : droits du conjoint, des héritiers
et des créanciers
Principe Droits des héritiers Droits des créanciers Droits du conjointPar le biais de l'assurance-vie, le souscripteur peut faire bénéficier une tierce personne de sommes importantes. Ces sommes échappent, en principe, au droit commun des successions et des régimes matrimoniaux. |
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Principe
Les sommes (capital ou rente) versées au décès de
l'assuré à un bénéficiaire déterminé :
REMARQUE : la mention "mon conjoint" exclut le conjoint divorcé du bénéfice du contrat. Mais l'ex-conjoint nommément désigné comme bénéficiaire conserve ses droits, sauf révocation. Le conjoint survivant et les héritiers du souscripteur qui n'ont pas été désignés comme bénéficiaires, ainsi que les créanciers de ce dernier, n'ont aucun droit sur le capital ou la rente garantis. La loi leur accorde cependant certains droits sur les primes versées par le souscripteur lorsque celles-ci étaient manifestement exagérées par rapport à ses facultés financières. Cette notion de primes manifestement exagérées, n'étant définie par aucun texte, s'apprécie :
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Droits des créanciers
En cas de primes manifestement exagérées , les créanciers
du souscripteur, y compris le Trésor public, peuvent seulement
demander le remboursement de la partie réputée "exagérée"
des primes. |
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Droits du conjoint
Lorsque l'assurance a été contractée par un époux
marié sous le régime
de la communauté en faveur de son conjoint, les sommes
reçues au décès par ce dernier :
En cas de primes manifestement exagérées, la communauté a seulement droit à "récompense", autrement dit à être indemnisée, pour la partie manifestement "exagérée" des primes. En cas de divorce, la Cour de cassation a jugé (arrêt "Praslicka" du 31.03.92) que :
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